Ojim - La Coupe du monde de football au Qatar s’est achevée avec la défaite de l’équipe de France en finale. L’équipe du Maroc a également fait un beau parcours dans cette compétition. Mais dans plusieurs villes de France, des débordements ont eu lieu après le match de quart de finale impliquant cette équipe.
Mercredi 14 décembre, la soirée de demi-finale opposant l’équipe de France à celle du Maroc n’a pas échappé à la règle. Fait nouveau : cet après-match a été marqué par l’arrestation essentiellement préventive de militants d’ultra-droite. L’occasion semblait trop belle pour ne pas appliquer un verre grossissant sur un péril bien minime. Quelques morceaux de savon auront été suffisants pour permettre à Libération et à Léa Salamé de faire mousser la baignoire. Retour sur ces événements et leur présentation par le quotidien d’extrême gauche et la présentatrice de « Quelle époque ».
(...) Léa Salamé en procureur
La présentatrice Léa Salamé aime endosser le rôle du procureur. L’émission « Quelle époque » qu’elle a animée samedi 17 décembre en est une nouvelle illustration. Jordan Bardella en était l’un des invités. A voir les signes visibles de l’énervement de Léa Salamé, l’interview du président du RN n’allait pas bien se passer.
Léa Salamé lance à J. Bardella : « mercredi soir, les violences, elles sont venues de quel côté, qui a foutu le bordel, le chaos ? ».
Le leader du RN garde son calme : « je condamne toutes les violences, sans exception, il y a eu des débordements de groupuscules d’ultra-gauche et d’ultra droite ».
Léa Salamé l’interrompt : « de manière écrasante, c’était de l’ultra droite »
Bardella répond : « il y a eu aussi de l’ultra gauche, Julien Le bars qui est commissaire de police qui est sur tous vos plateaux télés l’a déclaré également ».
Bien que J. Bardella ait été clair, Léa Salamé lui lance 3 fois : « vous arrivez pas à le dire » afin que celui-ci convienne que les violences venaient le soir du 14 décembre de « manière écrasante (..) de l’ultra droite ». Une nouvelle fois, il s’agissait pour la présentatrice de « Quelle époque » d’obtenir des aveux de son interlocuteur, et non de se rapprocher de la vérité par un échange verbal respectueux.
(...) L'Observatoire du Journalisme