L’Allemagne s’oppose à la classification du nucléaire en “énergie verte”
En visite à Paris, Annalena Baerbock, ministre allemand des Affaires étrangères, a déclaré le 9 novembre dernier que l’Allemagne s’opposerait à la classification du nucléaire en “énergie verte”.
Pourtant, le nucléaire n’émet pas de CO2, quand l’éolien ne peut apporter un peu d’énergie qu’en étant appuyé par le charbon, terriblement émetteur de CO2. Notre président a fini par le comprendre, qui demande aujourd’hui que l’énergie nucléaire soit reconnue et classifiée comme une “énergie verte.”
Les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont demandé à Bruxelles d’élaborer une liste des énergies vertueuses tant pour le climat que pour l’environnement. La France, ainsi que douze autres pays de l’Union, demandent à y intégrer l’énergie nucléaire. L'Allemagne, l’Autriche et le Luxembourg s’y opposent.
Face au ministre allemand, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, ne manquait pas d’arguments, s’appuyant sur des rapports d’experts selon lesquels le nucléaire est quasi totalement décarboné. Un atout indéniable pour lutter contre le réchauffement climatique : “Soit nous luttons contre le changement climatique avec une approche idéologique et nous échouerons, soit nous luttons avec une approche scientifique et nous gagnerons”, a déclaré le ministre français. L’Allemagne, elle, s’est auto-piégée dans une soumission aux soi-disant écologistes qui ne sont que des idéologues, Annalena Baerbock en tête.
Real politique, souvent le meilleur choix.
CH
Carburants : face à la flambée des prix, Bruxelles pousse pour un jour de télétravail par semaine
Face à la hausse des prix des carburants liée aux tensions internationales, la Commission européenne envisage de recommander aux États membres d’encourager, voire d’imposer lorsque possible, une journée de télétravail hebdomadaire afin de réduire la consommation d’énergie. S’appuyant sur les leçons de la crise énergétique de 2022, Bruxelles prévoit aussi un ensemble de mesures pour accompagner la transition, notamment le développement de systèmes de leasing social pour faciliter l’accès aux véhicules électriques. En France, ce dispositif pourrait concerner environ 50 000 ménages modestes dès juillet, avec un coût mensuel réduit entre 100 et 200 euros.
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L'agence Moody's maintient la note de la dette française à Aa3 avec perspective négative
Moody’s a décidé de maintenir la note de la dette française à Aa3 avec perspective négative, malgré un niveau élevé atteignant 115,6 % du PIB, se distinguant ainsi de Standard & Poor’s et Fitch qui ont déjà dégradé la France. L’agence justifie sa décision par la solidité des institutions françaises et un accord budgétaire jugé positif, ainsi qu’un déficit prévu légèrement inférieur aux attentes, même si la situation reste fragile.
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