L'Allemagne trouve un accord dans son gouvernement de coalition et accorde 100 milliards d'euros pour son armée
L'Allemagne contourne ses règles budgétaires et débloque 100 milliards d'euros pour son armée. Un chiffre satisfaisant par rapport aux objectifs fixés par l'OTAN d'atteindre 2% du PIB national par an à la défense.
Dimanche 29 mai, en Allemagne, la coalition au gouvernement et l'opposition conservatrice ont trouvé un accord pour faire une entorse aux règles budgétaires de la Constitution, afin de débloquer 100 milliards d'euros pour moderniser l'armée. Le fonds exceptionnel sera financé par de la dette supplémentaire. Pour cela, il a fallu contourner les règles inscrites dans la Constitution nationale. Des règles appelées « frein à l'endettement », qui limitent strictement les possibilités de déficit budgétaire. L'accord doit permettre de remplir la promesse du chancelier Olaf Scholz fin février, après le déclenchement de l'offensive russe en Ukraine. Berlin va également pouvoir atteindre l'objectif fixé par l'Otan de consacrer 2% du PIB national par an à la défense.
Carburants : face à la flambée des prix, Bruxelles pousse pour un jour de télétravail par semaine
Face à la hausse des prix des carburants liée aux tensions internationales, la Commission européenne envisage de recommander aux États membres d’encourager, voire d’imposer lorsque possible, une journée de télétravail hebdomadaire afin de réduire la consommation d’énergie. S’appuyant sur les leçons de la crise énergétique de 2022, Bruxelles prévoit aussi un ensemble de mesures pour accompagner la transition, notamment le développement de systèmes de leasing social pour faciliter l’accès aux véhicules électriques. En France, ce dispositif pourrait concerner environ 50 000 ménages modestes dès juillet, avec un coût mensuel réduit entre 100 et 200 euros.
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L'agence Moody's maintient la note de la dette française à Aa3 avec perspective négative
Moody’s a décidé de maintenir la note de la dette française à Aa3 avec perspective négative, malgré un niveau élevé atteignant 115,6 % du PIB, se distinguant ainsi de Standard & Poor’s et Fitch qui ont déjà dégradé la France. L’agence justifie sa décision par la solidité des institutions françaises et un accord budgétaire jugé positif, ainsi qu’un déficit prévu légèrement inférieur aux attentes, même si la situation reste fragile.
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