Paupérisation de la population française : les "prêts sur gage" en vogue face à la hausse des prix
Paupérisation : le grand retour des prêts sur gage.
Déposer ses bijoux de famille à la banque pour obtenir un prêt de 300 euros pour continuer à nourrir ses enfants, voilà le quotidien de plus en plus de Français.
Franck Paindessous, directeur du crédit municipal de Toulouse constate une hausse de 10% depuis le début de l'année 2022 des l’utilisation des prêts sur gage. Au total, ce sont 6 000 prêts qui ont été effectués depuis le début de l'année dans ce crédit municipal, pour un montant de quatre millions d'euros : « Il y a une période de recrudescence des prêts sur gage. Actuellement, nous avons 80 personnes par jour qui viennent pour faire ces prêts. Le prêt moyen est d'environ 600 euros […] Ce sont essentiellement des bijoux en or, mais ce peut être aussi des tableaux, de l'argenterie, des foulards […] Avec la reprise de l'inflation, il y a des besoins qui ne sont pas remplis […] Dans les banques, c'est difficile d'avoir des petits prêts. Ici, il suffit d'avoir une pièce d'identité et un justificatif de domicile […] Le crédit municipal est un établissement public qui n'a pour objectif de dégager des bénéfices, de distribuer des dividendes. C'est donc très intéressant pour les gens de venir. Ils viennent vers nous pour avoir ce dépannage rapide et simple. »
Carburants : face à la flambée des prix, Bruxelles pousse pour un jour de télétravail par semaine
Face à la hausse des prix des carburants liée aux tensions internationales, la Commission européenne envisage de recommander aux États membres d’encourager, voire d’imposer lorsque possible, une journée de télétravail hebdomadaire afin de réduire la consommation d’énergie. S’appuyant sur les leçons de la crise énergétique de 2022, Bruxelles prévoit aussi un ensemble de mesures pour accompagner la transition, notamment le développement de systèmes de leasing social pour faciliter l’accès aux véhicules électriques. En France, ce dispositif pourrait concerner environ 50 000 ménages modestes dès juillet, avec un coût mensuel réduit entre 100 et 200 euros.
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L'agence Moody's maintient la note de la dette française à Aa3 avec perspective négative
Moody’s a décidé de maintenir la note de la dette française à Aa3 avec perspective négative, malgré un niveau élevé atteignant 115,6 % du PIB, se distinguant ainsi de Standard & Poor’s et Fitch qui ont déjà dégradé la France. L’agence justifie sa décision par la solidité des institutions françaises et un accord budgétaire jugé positif, ainsi qu’un déficit prévu légèrement inférieur aux attentes, même si la situation reste fragile.
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