Zooms

Zoom - Jean-Louis Tremblais : L’automobiliste face à l’Etat-Léviathan liberticide !

Publiée le 18/03/2025

Jean-Louis Tremblais a été, pendant plus de 25 ans, grand reporter au Figaro Magazine. Il a couvert de nombreux conflits pour son journal et est devenu un spécialiste des relations internationales.

Dans un exercice totalement inédit, le journaliste publie, en compagnie de sa fille illustratrice, un roman graphique intitulé "Retrait de permis". Dans cet ouvrage aux accents humoristiques et burlesques, le grand reporter et baroudeur devant l’Eternel se transforme en automobiliste en colère.

Lyon est une ville arrosée par trois fleuves : le Rhône, la Saône et… le Beaujolais ! Un soir de modeste enivrement, Jean-Louis Tremblais est arrêté par la gendarmerie au volant. Verdict logique de cette interpellation gendarmesque : un retrait de permis de plusieurs mois. S’ensuit - et c’est tout l’objet de cette bande dessinée - un bras de fer inégal avec l’administration pour retrouver le précieux sésame… un parcours du combattant ubuesque et coûteux.

Par petites touches, l’auteur mène une réflexion sur la condition d’"esclave" des automobilistes face au Léviathan administratif et liberticide qu’est l’Etat.

Zoom - Jean-Frédéric Poisson : Le projet néo-libéral, la dictature du Bien

Publiée le 27/04/2026

Et si nous vivions déjà dans un régime d’encadrement des comportements… sans véritablement nous en rendre compte ? Pour évoquer ce sujet, TVL s’est entretenu avec Jean-Frédéric Poisson, à l’occasion de la parution de son ouvrage "La Dictature du Bien".

Homme politique mais philosophe de formation, il défend une thèse forte : nos démocraties sont engagées dans un glissement progressif vers une forme de “démocrature” - un système hybride où les apparences démocratiques subsistent, mais où la liberté réelle se trouve progressivement encadrée. En un mot : dictature camouflée et démocratie truquée règnent ! Pour l’auteur, le pouvoir ne s’impose plus frontalement : il devient diffus, moral, souvent invisible. Il évoque des mécanismes de simulacre démocratique, une concentration croissante du pouvoir exécutif, mais aussi des formes de contrôle plus subtiles. Les nouvelles technologies jouent évidemment un rôle clé, en permettant une surveillance fine mais réelle des comportements.

Jean-Frédéric Poisson introduit également le concept de "clanocratie", décrivant la captation des ressources publiques par des cercles de pouvoir restreints au seul détriment de la population.

Il avance enfin une idée plus dérangeante : “il n’y a pas de démocratie sans démocrates complices”. Dans cette perspective, il met en cause le rôle des médias, accusés d’avoir renoncé à leur fonction de contre-pouvoir pour devenir des complices voire des propagandistes de ce système de totalitarisme soft.

Il conclut : "Les néo-libéraux vous promettent la liberté, et vous vendent une cage" ! Jean-Frédéric Poisson offre, au-delà du diagnostic, les moyens de trouver la force d’un avenir commun. Ne nous laissons pas enfermer dans une cage !