Le samedi politique

Le Samedi Politique avec Fabrice di Vizio (avocat du Professeur Didier Raoult) - Covid-19 : Couvre-feu, passeport sanitaire, la dictature douce ?

Publiée le 20/02/2021
Un an de Covid-19, un an d’Etat d’urgence sanitaire et un peuple français dévitalisé, déprimé. Face à l’arrivée du virus, le gouvernement d’Emmanuel Macron a choisi au printemps dernier d’enfermer les Français. Un an plus tard, la méthode n’a pas véritablement changé. Le couvre-feu, forme mieux acceptée du confinement, court sans jamais laisser entrevoir de sortie du tunnel. Les Français se plient aux règles, les chiffres baissent, mais de nouveaux indicateurs sont toujours brandis par les dirigeants pour justifier les mesures coercitives. Face à cela, le gouvernement enchaîne les incuries, depuis le scandale des masques jusqu’aux fermetures de lits dans les hôpitaux, en passant par le traitement problématique réservé parfois aux personnes âgées atteintes de Covid-19. La politique sanitaire a-t-elle poussé le pays dans une lente dérive aux relents de dictature ? Les mesures du gouvernement sont-elles efficaces, sont-elles justifiées ? Faut-il enfin accepter de vivre avec les dangers potentiels des virus et en finir avec l’assignation à résidence. Doit-on s’attendre à un passeport vaccinal imposé ? Maître Fabrice di Vizio, avocat spécialiste des questions de santé, conseil du collectif C19, et du professeur Didier Raoult de l’IHU Méditerranée, répond à toutes nos questions.

Le Samedi Politique avec Jacques Sapir - Russie - Ukraine : l’Occident creuse sa tombe

Publiée le 24/02/2024

Il y a deux ans jour pour jour, les soldats russes entraient en Ukraine. Deux années de conflit auquel les Occidentaux ont multiplié les réponses inappropriées. Faute d’avoir entendu les inquiétudes et les mises en garde de la Russie, ils ont ensuite ponctué la guerre de promesses d’armes et d’argent à l’Ukraine ainsi que de sanctions contre Moscou. Une pratique déjà connue depuis 2014 et Maïdan qui avait conduit l’Union européenne notamment à édicter de prétendues règles vexatoires à l’égard de la Russie. Des mesures qui auront avant tout permis à Moscou d’apprendre à contourner les décisions occidentales, et à préparer l’avenir.

Ainsi, alors que 18 000 sanctions occidentales sont prises aujourd’hui contre la Russie, le pays de Vladimir Poutine affiche une croissance très nettement supérieure à celle de la zone euro. En plus des aides plus ou moins honorées à Kiev, la rupture de relation avec Moscou a eu de lourdes conséquences économiques. Pire encore, le sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 a infligé un très violent coup à l’industrie allemande face à la flambée des prix de l’énergie. Berlin, naguère locomotive économique de l’Union européenne doit désormais s’accommoder d’une récession brutale. La France, déjà désindustrialisée, résiste moins mal, mais le budget de Bruno Le Maire, à peine voté, était déjà obsolète et la croissance a été revue à la baisse. C’est donc une double peine terrible à laquelle assiste l’Europe. En plus de perdre son peuple dans un combat fratricide suscité par l’extérieur, elle plombe peu à peu son économie en poussant la Russie vers la résilience et le Sud global. S’il n’y a pas encore d’impôt de guerre, nous payons déjà son lourd tribut !

L’économiste Jacques Sapir, auteur de "Le grand retour de la planification ?" aux éditions Jean-Cyrille Godefroy et "Démondialisation, ou la fin de l’euro-libéralisme", aux éditions du Seuil, décrypte avec précision la situation économique de la Russie, des Etats-Unis et des pays européens dont la France et l’Allemagne, en première ligne pour les déclarations d’intentions à l’égard de l’Ukraine.