Zooms

Zoom-Vojtěch Filip (PC tchèque) : « Les associations dites citoyennes sont liées à Soros»

Publiée le 31/07/2019
À l'opposé des partis communistes français et occidentaux, le PC tchèque n'a pas connu de tournant libéral-libertaire. À titre d'exemple, le parti communiste de Tchéquie est opposé à l'immigration massive et incontrôlée, au nom de la défense des travailleurs tchèques, considérant toujours l'immigration comme l'armée de réserve du Capital. Une ligne politique disparue en France depuis Georges Marchais.   Plus surprenant encore, le parti communiste tchèque a aidé Andrej Babiš, l'étonnant milliardaire voulant gérer la Tchéquie comme une entreprise, à constituer un gouvernement.   TV Libertés est allé à Prague à la rencontre de Vojtěch Filip, président du Parti communiste de Bohème et de Moravie – les deux grandes régions historiques tchèques – pour avoir son avis sur la situation tchèque et européenne.   Un entretien réalisé pour TV Libertés par Ferenc Almássy, rédacteur en chef du Visegrád Post, en collaboration avec le journaliste suisse indépendant Alimuddin Usmani.  

Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !

Publiée le 12/01/2026

On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".

En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.

Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre  plus que jamais d’actualité.