Zooms
Zoom - Bertrand Dutheil de La Rochère : La France, une nation latine, ni libérale, ni socialiste ?
Fascinée par les nations germaniques, la France les suit tels les enfants de Hamelin derrière le joueur de flûte. Elle les érige en modèle au détriment de sa culture latine. Or, l’économique, le politique et l’éthique réagissent, dans chaque culture, l’un sur les deux autres de manière spécifique. Pour sortir de son déclin, la France doit adapter son génie national tel qu’il s’est exprimé au cours de l’histoire. La France, s’est affirmée par le gallicanisme, a développé son économie par le colbertisme, a uni sa société par une centralisation jacobine, a construit son Etat par une éthique janséniste. Le comprendre est un préalable à son adaptation au monde tel qu’il devient pour qu’elle y trouve toute sa place. L'ouvrage de Bertrand Dutheil de La Rochère "L'identité respublicaine de la France" a pour ambition de contribuer à cette réflexion.
Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?
Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".
Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.
Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?
La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.
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