Zooms

Zoom - Doron Levy : Nous vivons l’ubérisation de la prise d’otage !

Publiée le 29/11/2022

Otage ? Face à la nouvelle industrie de l’enlèvement, nul ne peut affirmer aujourd’hui qu’il ne le sera pas demain… Expert en sureté et protection des entreprises, chargé de cours dans plusieurs facultés françaises, Doron Levy publie : "Crises d’otages". L’auteur explique d’emblée que l’ouvrage est né de sa réflexion au moment du confinement, période qui a provoqué une privation des libertés et le sentiment, pour ne nombreux français, d’être pris en otages. Mais au-delà de ces faits, Doron Levy nous offre une plongée saisissante dans l’univers des otages et de leurs bourreaux. L’évocation historique nous mène du statut de captif dans l’Antiquité au 3kidnapping business3 et 3l’ubérisation de l’otage". L’auteur démontre aussi que, plus que toute autre crise, les prises d’otages nécessitent, pour ceux qui sont amenés à les vivre ou à les gérer, d’oublier tous les schémas préconçus. Quelle logique anime les différents protagonistes ? Comment se prémunir d’une telle situation ? Y faire face ? A bien des égards, "Crises d’otages" se présente comme un véritable guide de survie où affleure l’espoir et où l’on conserve à l’esprit cette phrase de l’ancien otage Jean-Louis Normandin : "Il y a une tendance à voir en l’otage une victime, alors que c’est aussi celui qui avance, qui se bat. C’est un résistant".

Zoom - Elsa Ruillère - Soignants suspendus : boucs émissaires de Macron

Publiée le 26/01/2023

Le 12 juillet 2021, Emmanuel Macron annonçait dans son allocution hystérique non seulement le pass-sanitaire mais aussi l’obligation vaccinale pour tous les personnels soignants. A compter du 15 septembre 2021, ceux qui refusaient de se faire injecter un produit, sur lequel le recul scientifique était si court, étaient tout bonnement suspendus. Suspendus de leur travail, mais aussi suspendus dans le temps. Depuis désormais plus de 18 mois, ces gens, initialement engagés au service des autres, ont été mis sur le côté de la route dans des conditions totalement iniques. Privés de salaire, privés de chômage, privés de RSA, le traitement de ces soignants suspendus est tellement inédit que le droit du travail ne peut répondre à leur calvaire. L’administration est impuissante et plonge encore plus profondément dans le gouffre de l’injustice ces personnes que les Français applaudissaient compulsivement à leurs fenêtres de confinés en 2020. 


D’adulés, ils sont passés à un statut de méprisés et maintenant d’invisibilisés. C’est l’injustice qu’a voulu réparer Elsa Ruillère, secrétaire adjointe de la CGT du Groupe Hospitalier Portes de Provence. Considérée elle-même comme une "soignante" malgré son travail exclusivement administratif et sans contact avec les patients de son hôpital, elle est l’une de ces "suspendues" et met son temps à disposition de ceux qui, comme elle, subissent une discrimination d’Etat sans fondement. Elle publie chez Guy Trédaniel, "Paroles de soignants suspendus", accompagné notamment d’une préface de Michèle Rivasi, député européen EELV et d’un épilogue du chercheur Laurent Mucchielli. Au fil des pages, ceux qui subissent l’opprobre d’Etat, tels des boucs émissaires, racontent comment leur situation a basculé pour une décision politique infondée, injuste et inacceptable. Un entretien frappant de sincérité et d’engagement. 

 

En partenariat avec les bijoux Majorica