Zooms

Zoom - Eric Letty : Infréquentables, irrespectueux : les anars de droite !

Publiée le 10/10/2024

On connait l’anarchisme de la gauche, à la fois doctrinaire et militant. Mais cela n’a rien à voir avec la famille éclatée présentée dans le nouveau Hors-série de Valeurs actuelles : "Les anars de droite".

Eric Letty, journaliste et collaborateur de Valeurs actuelles a regroupé 60 portraits d’artistes, d’écrivains qui ont tous eu comme traits communs d’être profondément attachés à la liberté et de refuser d’être des hommes-troupeaux ! Les anars de droite se sont faits, à tout risque, les défenseurs, parfois ultimes, de notre civilisation et de son identité. Infréquentables, irrespectueux, trublions ou romantiques, ils ont œuvré dans l’art, en plus de déplaire, de se faire détester. De Barbey d’Aurevilly à Jean Raspail, de Pierre Desproges à Gaspard Proust, de Céline à Sylvain Tesson, le hors série de Valeurs actuelles propose une truculente galerie de personnalités hors-normes maniant les idées anticonformistes et le panache de l’insolence. Des portraits passionnants d’une grande école, celle de la désinvolture.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.