Zooms
Zoom - Eric Letty : Infréquentables, irrespectueux : les anars de droite !
On connait l’anarchisme de la gauche, à la fois doctrinaire et militant. Mais cela n’a rien à voir avec la famille éclatée présentée dans le nouveau Hors-série de Valeurs actuelles : "Les anars de droite".
Eric Letty, journaliste et collaborateur de Valeurs actuelles a regroupé 60 portraits d’artistes, d’écrivains qui ont tous eu comme traits communs d’être profondément attachés à la liberté et de refuser d’être des hommes-troupeaux ! Les anars de droite se sont faits, à tout risque, les défenseurs, parfois ultimes, de notre civilisation et de son identité. Infréquentables, irrespectueux, trublions ou romantiques, ils ont œuvré dans l’art, en plus de déplaire, de se faire détester. De Barbey d’Aurevilly à Jean Raspail, de Pierre Desproges à Gaspard Proust, de Céline à Sylvain Tesson, le hors série de Valeurs actuelles propose une truculente galerie de personnalités hors-normes maniant les idées anticonformistes et le panache de l’insolence. Des portraits passionnants d’une grande école, celle de la désinvolture.
Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !
On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".
En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.
Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre plus que jamais d’actualité.
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