Zooms

Zoom - Henda Ayari : L'accusatrice de Tariq Ramadan parle !

Publiée le 28/10/2019
Henda Ayari a vécu deux événements qui ont changé sa vie : le 23 novembre 2015, jour de son émancipation en enlevant son voile islamique de salafiste ; le 20 octobre 2017 en dénonçant les agissements de Tariq Ramadan. Pour TVLibertés, Henda Ayari évoque, avec des mots très forts, ces deux affaires. Elle répond à toutes les questions et légitimes interrogations. Elle s'empare du débat actuel sur le voile islamique pour apporter des éléments rédhibitoires : le voile est clairement un instrument de conquête politique. Et "arborer le voile, c'est aussi une façon de dire à la France qu'on l'emmerde !".

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.