Zooms

Zoom - Kakou Ernest Tigori - Haine du Blanc et Monde Noir

Publiée le 24/06/2024

Intellectuel et homme politique ivoirien, prix Mandela de la littérature 2017, Kakou Ernest Tigori invite à une réflexion sur l’Afrique post-coloniale avec son ouvrage politiquement incorrect : "Haine du Blanc et Monde Noir". L'auteur fait plusieurs constats particulièrement décapants : au cours de son histoire, l’Europe a déployé son hégémonie sur le monde. En 2024, cette situation a abouti à une haine des Blancs… par les Blancs ! Autre constat : l’Afrique noire a longtemps justifié ses faiblesses et ses manquements en instrumentalisant la supposée haine des Blancs à son égard.

L’auteur ivoirien évoque, par exemple, la manipulation de l’homme blanc seul responsable de la traite négrière qui a décimé le monde noir pendant plus de trois siècles. Il précise qu’accuser l’Occident d’être responsable de tous les malheurs du monde noir relève d’une imbécilité qui n’a que trop duré ! Kakou Ernest Tigori affirme que l’Afrique doit se prendre en main, en retrouvant la réalité de son histoire, et en se montrant plus exigeante envers elle-même dans la conduite de son destin. "Noir ou Blanc, nous devons ensemble combattre la Haine du Blanc, pour sortir le Blanc de la repentance et le Noir de l’aveuglement".

Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire

Publiée le 14/05/2026

Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.

Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?

Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?

Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?

Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?

Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.