Zooms
Zoom - Kakou Ernest Tigori - Haine du Blanc et Monde Noir
Intellectuel et homme politique ivoirien, prix Mandela de la littérature 2017, Kakou Ernest Tigori invite à une réflexion sur l’Afrique post-coloniale avec son ouvrage politiquement incorrect : "Haine du Blanc et Monde Noir". L'auteur fait plusieurs constats particulièrement décapants : au cours de son histoire, l’Europe a déployé son hégémonie sur le monde. En 2024, cette situation a abouti à une haine des Blancs… par les Blancs ! Autre constat : l’Afrique noire a longtemps justifié ses faiblesses et ses manquements en instrumentalisant la supposée haine des Blancs à son égard.
L’auteur ivoirien évoque, par exemple, la manipulation de l’homme blanc seul responsable de la traite négrière qui a décimé le monde noir pendant plus de trois siècles. Il précise qu’accuser l’Occident d’être responsable de tous les malheurs du monde noir relève d’une imbécilité qui n’a que trop duré ! Kakou Ernest Tigori affirme que l’Afrique doit se prendre en main, en retrouvant la réalité de son histoire, et en se montrant plus exigeante envers elle-même dans la conduite de son destin. "Noir ou Blanc, nous devons ensemble combattre la Haine du Blanc, pour sortir le Blanc de la repentance et le Noir de l’aveuglement".
Zoom - Aude Mirkovic : Le droit naturel, une ressource contre l’arbitraire
Maître de conférences et universitaire, Aude Mirkovic, présidente de Juristes pour l'enfance, est l’invitée de TVL à l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif "Le droit naturel, une ressource pour notre temps". Dans sa préface, l’auteur pose une question décisive : comment rechercher et trouver le juste dans l’élaboration du droit et dans les relations humaines ? Avec les experts réunis dans cet ouvrage, elle critique une conception du droit réduit à un simple produit de la volonté humaine. Cette approche est directement une remise en cause de l’article de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, selon lequel "la loi est l’expression de la volonté générale".
Aude Mirkovic rappelle que la volonté générale peut conduire à l’arbitraire si elle n’est pas ordonnée à une recherche exigeante du bien commun. Elle montre que le droit naturel n’est ni une morale religieuse déguisée, ni un frein à la démocratie ou au progrès. Un entretien essentiel pour comprendre ce qui fonde réellement la justice.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :