Zooms

Zoom - Kakou Ernest Tigori - Haine du Blanc et Monde Noir

Publiée le 24/06/2024

Intellectuel et homme politique ivoirien, prix Mandela de la littérature 2017, Kakou Ernest Tigori invite à une réflexion sur l’Afrique post-coloniale avec son ouvrage politiquement incorrect : "Haine du Blanc et Monde Noir". L'auteur fait plusieurs constats particulièrement décapants : au cours de son histoire, l’Europe a déployé son hégémonie sur le monde. En 2024, cette situation a abouti à une haine des Blancs… par les Blancs ! Autre constat : l’Afrique noire a longtemps justifié ses faiblesses et ses manquements en instrumentalisant la supposée haine des Blancs à son égard.

L’auteur ivoirien évoque, par exemple, la manipulation de l’homme blanc seul responsable de la traite négrière qui a décimé le monde noir pendant plus de trois siècles. Il précise qu’accuser l’Occident d’être responsable de tous les malheurs du monde noir relève d’une imbécilité qui n’a que trop duré ! Kakou Ernest Tigori affirme que l’Afrique doit se prendre en main, en retrouvant la réalité de son histoire, et en se montrant plus exigeante envers elle-même dans la conduite de son destin. "Noir ou Blanc, nous devons ensemble combattre la Haine du Blanc, pour sortir le Blanc de la repentance et le Noir de l’aveuglement".

Zoom - Laurent Obertone : Il faut "décongeler le démolisseur"

Publiée le 30/10/2026

Après le succès retentissant de "La France Orange mécanique" et de sa série "Guerilla", le journaliste et écrivain Laurent Obertone revient avec un nouvel ouvrage explosif : "La France Demolition Man", publié aux éditions Magnus. Le titre fait référence au célèbre film avec Sylvester Stallone, dans lequel une société aseptisée et pacifiée se révèle incapable d'affronter la violence. Et si cette fiction était devenue notre réalité ? À force de vouloir tout protéger, tout réglementer, tout interdire, aurions-nous fabriqué des individus dépendants, vulnérables et incapables de se défendre ?

Pour Laurent Obertone, l'État omniprésent aurait progressivement dépossédé les citoyens de leur autonomie, de leur responsabilité et jusqu'à leur instinct de survie. Le paradoxe est saisissant : jamais l'homme n'aurait été autant protégé, jamais il n'aurait été aussi désarmé face à ceux qui ne respectent aucune règle. Mais derrière ce constat implacable, l'auteur refuse le fatalisme et appelle à retrouver le courage, la liberté et le sens de la responsabilité individuelle.