Zooms
Zoom - Patrice Jean : "La Vie des spectres", critique acérée de notre époque
Enseignant et écrivain, Patrice Jean vient de publier son 10ème roman, un ouvrage magistral qui fait l’effet d’une bombe.
Jean Dulac est journaliste dans la presse régionale. Son métier l’amène à rencontrer différentes personnalités dans la vie locale afin de faire leur portrait. Quand l’un de ses articles crée la polémique, sa femme et son fils se dressent contre lui avec violence et lui reprochent d’être dépassé, infréquentable, irrécupérable. Jean quitte alors le domicile familial…
Jamais Patrice Jean n’a été aussi grinçant, ironique et impitoyable. Jamais l’auteur de l’homme surnuméraire n’a été aussi inattendu, déroutant et audacieux. Pour l‘écrivain qui a reçu le prestigieux Prix Maison Rouge, derrière l’homme surnuméraire se cache tout simplement le déclassement de l’homme européen. Ou mieux que le déclassement, l’effacement. Et aussi la solitude programmée de ceux qui mettent la vérité au-dessus des intimidations de l’époque. "La Vie des spectres" est le grand roman de la rentrée littéraire.
Zoom - Laurent Obertone : Il faut "décongeler le démolisseur"
Après le succès retentissant de "La France Orange mécanique" et de sa série "Guerilla", le journaliste et écrivain Laurent Obertone revient avec un nouvel ouvrage explosif : "La France Demolition Man", publié aux éditions Magnus. Le titre fait référence au célèbre film avec Sylvester Stallone, dans lequel une société aseptisée et pacifiée se révèle incapable d'affronter la violence. Et si cette fiction était devenue notre réalité ? À force de vouloir tout protéger, tout réglementer, tout interdire, aurions-nous fabriqué des individus dépendants, vulnérables et incapables de se défendre ?
Pour Laurent Obertone, l'État omniprésent aurait progressivement dépossédé les citoyens de leur autonomie, de leur responsabilité et jusqu'à leur instinct de survie. Le paradoxe est saisissant : jamais l'homme n'aurait été autant protégé, jamais il n'aurait été aussi désarmé face à ceux qui ne respectent aucune règle. Mais derrière ce constat implacable, l'auteur refuse le fatalisme et appelle à retrouver le courage, la liberté et le sens de la responsabilité individuelle.
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