Zooms

Zoom - Pierre Jovanovic : "Bank run" à Beyrouth !

Publiée le 22/01/2020
Pierre Jovanovic rentre de Beyrouth où il a réalisé un reportage sur la terrible crise bancaire et économique que traverse le Liban. Pour le journaliste, le Liban a inauguré le premier "bank run", la première panique bancaire du XXIème siècle. Les gouverneurs de la banque centrale du Liban ont mené leur pays dans une situation tout aussi grave que celle vécue en Argentine en 2001. Les Libanais qui ne peuvent prendre que 200 dollars à la banque par semaine n'ont plus les moyens de se nourrir et de se déplacer. N'ayant plus rien à perdre, ils descendent dans la rue pour ce qui pourrait bien être une révolution qui mette à bas le système politique féodal du pays. Et si la crise bancaire libanaise était annonciatrice de la crise bancaire française ?

Zoom - Jean-Frédéric Poisson : Le projet néo-libéral, la dictature du Bien

Publiée le 27/04/2026

Et si nous vivions déjà dans un régime d’encadrement des comportements… sans véritablement nous en rendre compte ? Pour évoquer ce sujet, TVL s’est entretenu avec Jean-Frédéric Poisson, à l’occasion de la parution de son ouvrage "La Dictature du Bien".

Homme politique mais philosophe de formation, il défend une thèse forte : nos démocraties sont engagées dans un glissement progressif vers une forme de “démocrature” - un système hybride où les apparences démocratiques subsistent, mais où la liberté réelle se trouve progressivement encadrée. En un mot : dictature camouflée et démocratie truquée règnent ! Pour l’auteur, le pouvoir ne s’impose plus frontalement : il devient diffus, moral, souvent invisible. Il évoque des mécanismes de simulacre démocratique, une concentration croissante du pouvoir exécutif, mais aussi des formes de contrôle plus subtiles. Les nouvelles technologies jouent évidemment un rôle clé, en permettant une surveillance fine mais réelle des comportements.

Jean-Frédéric Poisson introduit également le concept de "clanocratie", décrivant la captation des ressources publiques par des cercles de pouvoir restreints au seul détriment de la population.

Il avance enfin une idée plus dérangeante : “il n’y a pas de démocratie sans démocrates complices”. Dans cette perspective, il met en cause le rôle des médias, accusés d’avoir renoncé à leur fonction de contre-pouvoir pour devenir des complices voire des propagandistes de ce système de totalitarisme soft.

Il conclut : "Les néo-libéraux vous promettent la liberté, et vous vendent une cage" ! Jean-Frédéric Poisson offre, au-delà du diagnostic, les moyens de trouver la force d’un avenir commun. Ne nous laissons pas enfermer dans une cage !