Zooms

Zoom - Victor Aubert : Une génération dans l’orage qui ne veut plus subir !

Publiée le 09/05/2022
Professeur de philosophie et président du laboratoire d’idées Academia Christiana, Victor Aubert a participé activement à la rédaction d’un programme politique pour "une génération dans l’orage". Faire passer les messages et éveiller les consciences, tel et le sens d’un ouvrage qui ne cache pas le recours à une fulgurante et troublante radicalité. Essayant de concilier pragmatisme et idéal, les auteurs du livre ne veulent, en aucun cas, plaquer une idéologie sur le réel. Il s’agit donc de rebâtir un monde préservé du totalitarisme progressiste et de la domination absolue des puissances d’argent. Bâtir pour ne plus avoir à subir.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.