Bistro Libertés
Rougeyron et Chalençon pulvérisent tout à Bistro Libertés
Pierre-Yves Rougeyron et Pierre-Jean Chalençon sont les deux invités d’Eric Morillot pour cet épisode de "Bistro Libertés" exceptionnel. Ils se disent gaullistes tous les deux mais pourtant beaucoup de choses les séparent. La mesure de l’un, propre à un analyste politique contraste avec la truculence de l’autre, véritable "bête de scène". Ce qui les rassemblent ? L’amour de notre pays.
Pierre-Yves Rougeyron est un "hyperactif" sur le terrain des idées : il a créé le Cercle Aristote, la revue Perspectives Libres, mais aussi la maison d’édition éponyme. Ce politologue et essayiste très écouté nous parlera de la condamnation à 5 ans de prison de Nicolas Sarkozy qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre. Certains y voient une haine des juges qui tranche avec le laxisme habituel de la justice.
Pierre-Jean Chalençon est un célèbre collectionneur d’objets napoléonien qui découvrira les méandres du service publique en participant à l'émission "Affaire Conclue" sur France 2. Une chaîne qui mettra fin à sa collaboration après qu’il ait assisté à l'anniversaire de Jean-Marie Le Pen. Il est donc la personne idoine pour témoigner des dérives de France Télévisions dont la gestion est contestée par la Cour des comptes et dont l’impartialité est souillée par l’affaire Cohen-Legrand.
Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival
Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions.
Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.
Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.
Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".
C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.
C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.
Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.
Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.
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