Zooms
Zoom - Camille Pascal - 1718 ou 2022 : une atmosphère inflammable
Ecrivain couronné du grand prix de l’Académie Française, Camille Pascal est agrégé d’histoire et romancier. Après les succès de "L’été des quatre rois" et "La chambre des dupes", il publie "L’air était tout en feu". L’auteur a décidé de faire renaître le temps enflammé de la Régence de Louis XV. L’air politique est en feu : Philippe d’Orléans, neveu de Louis XIV, est régent depuis 3 ans. Le roi Louis XV n’a que 8 ans et les intrigues ou complots se multiplient pour abattre le Régent. L’heure est à la grande conspiration. En fin connaisseur du monde politique, Camille Pascal, qui a rédigé plusieurs discours pour Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou Jean Castex, ne peut s’empêcher, sur TVL, de rapprocher cette année 1718 de 2022 : la foule parisienne se soulève, les campagnes grondent, le Régent est honni, l’endettement est colossal et la planche à billets fonctionne à plein tubes. Et même si comparaison n’est pas raison, en 1718 comme en 2022, on pressent que tout peut s’embraser en un instant. A moins que Camille Pascal ait finalement raison quand il écrit : "le monde marchait sur la tête sans que cela paraisse offusquer les Français qui s’accommodaient de tout". Tout au long d'un roman historique magnifiquement écrit, Camille Pascal fait revivre avec virtuosité le temps troublant et haletant de la régence.
Zoom - Matthieu Lavagna : Peine de mort, ce que l’Eglise enseigne vraiment !
Pendant des siècles, l’Église catholique a admis que la peine de mort n’était pas intrinsèquement immorale ou contraire à l’évangile. Mais en 2018, le pape François a déclaré que la peine de mort était "inadmissible". Simple développement de la doctrine ou véritable rupture avec l’enseignement antérieur de l’Église ?
Dans son livre "Ce qu’enseignait vraiment l’Église sur la peine de mort", Matthieu Lavagna rouvre un dossier particulièrement sensible. Écriture sainte, Pères et docteurs de l’Église, papes : l’auteur remonte aux sources de la tradition catholique.
Peut-on vraiment déduire du "Tu ne tueras point" une condamnation absolue de la peine capitale ? Jean-Paul II et Benoît XVI en avaient considérablement restreint l’usage, mais sans l’exclure par principe. Le pape François est allé plus loin en modifiant le Catéchisme sur ce point. Et l’Église peut-elle revenir sur un enseignement moral défendu pendant des siècles ? Derrière la peine de mort surgit ainsi une question beaucoup plus fondamentale : jusqu’où peut aller l’évolution de la doctrine catholique ?
Matthieu Lavagna vient confronter tradition, Écriture et magistère contemporain sur un sujet qui reste controversé dans l’opinion publique.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :