Zooms
Zoom - Colonel Jean-Pierre Augé - Officier de la DGSE, il a vécu le crépuscule de la France en Afrique
A l’heure où les anciennes colonies françaises en Afrique tournent le dos à la France, Jean-Pierre Augé qui fut officier de la DGSE (du renseignement français), publie un récit d’atmosphère passionnant : "Afrique adieu !". Pendant près de 20 ans, le colonel Augé a été l’une des chevilles ouvrières des services spéciaux français en Afrique. Dans son livre, il raconte l’action secrète de la France sur ce continent où recrutements et manipulations de sources humaines clandestines sont le lot commun du métier pour recueillir le renseignement à haute valeur ajoutée.
Témoin de premier plan, l’auteur a servi l’Etat français au Niger, au Tchad et en Côte d’Ivoire. Tout au long de l’ouvrage, on évoque la perte de l’influence française, le rôle souvent agressif des Etats-Unis, la montée de l’islamisme salafiste. Jean-Pierre Augé voit de son poste d’observateur et acteur, la montée du sentiment anti-français et plus simplement la haine du Blanc. Un témoignage inédit qui nous transporte au cœur de la DGSE de 1986 à 2002. Avant la démilitarisation du renseignement français.
Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !
On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".
En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.
Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre plus que jamais d’actualité.
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