Zooms
Zoom - Colonel Jean-Pierre Augé - Officier de la DGSE, il a vécu le crépuscule de la France en Afrique
A l’heure où les anciennes colonies françaises en Afrique tournent le dos à la France, Jean-Pierre Augé qui fut officier de la DGSE (du renseignement français), publie un récit d’atmosphère passionnant : "Afrique adieu !". Pendant près de 20 ans, le colonel Augé a été l’une des chevilles ouvrières des services spéciaux français en Afrique. Dans son livre, il raconte l’action secrète de la France sur ce continent où recrutements et manipulations de sources humaines clandestines sont le lot commun du métier pour recueillir le renseignement à haute valeur ajoutée.
Témoin de premier plan, l’auteur a servi l’Etat français au Niger, au Tchad et en Côte d’Ivoire. Tout au long de l’ouvrage, on évoque la perte de l’influence française, le rôle souvent agressif des Etats-Unis, la montée de l’islamisme salafiste. Jean-Pierre Augé voit de son poste d’observateur et acteur, la montée du sentiment anti-français et plus simplement la haine du Blanc. Un témoignage inédit qui nous transporte au cœur de la DGSE de 1986 à 2002. Avant la démilitarisation du renseignement français.
Zoom - Daniel Habrekorn : Du bonheur de la poésie à la tragédie du Bataclan
Poète et éditeur, Daniel Habrekorn a consacré sa vie aux mots et à ceux qui les font vivre. Dans "Journal intermittent 1982-2000", publié chez Via Romana, il ouvre les carnets d’une existence nourrie de littérature. Lectures, voyages, amours et blessures composent ce portrait intime d’un homme de lettres. De Baudelaire à Léon Bloy, ses compagnons d’écriture invitent à regarder notre époque autrement. Pourquoi écrire ? Que transmettre ? Et que peut la poésie face à la brutalité de notre monde ?
Ces questions prennent une résonance particulière lorsqu’apparaît le Bataclan qui depuis le 13 novembre 2015 reste associé à l’horreur de l’attentat islamiste. En effet, cette salle mythique, liée à sa famille et où il a vécu vingt et un ans, appartient à son histoire personnelle. Comment en raconter encore les artistes, les spectacles et les jours heureux sans effacer la tragédie ? Un entretien sur la littérature, la mémoire et les mots qui nous restent face à l’indicible.
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