Zooms
Zoom - Daniel de Montplaisir : Ces nobles qui ont fait la Révolution !
Par les temps qui courent, il est toujours intéressant de connaître les raisons du déclenchement d’une révolution. L’historien Daniel de Montplaisir s’est directement intéressé à ce processus dans "Ces nobles qui ont fait la Révolution" (Editions du Rocher).
Précurseurs, agitateurs, fondateurs… Toute une partie de la noblesse s’est placée d’emblée, à l’avant-garde des événements révolutionnaires. S’appuyant sur des sources souvent inexploitées, l’historien démontre que cette noblesse "libérale", avant d’être broyée, a joué pleinement son rôle dans plusieurs grandes réformes : de l’abolition des droits seigneuriaux à la rédaction de la Constitution.
Tout au long de l’ouvrage, Daniel de Montplaisir évoque le rôle important de la franc-maçonnerie, des philosophes des Lumière mais aussi des politologues antiques. Il démontre aussi qu’il convient de mettre un terme à l’idée reçue que la cause de la Révolution se résume en la confrontation d’une noblesse forcement privilégiée et du reste du peuple ployant sous le poids de la misère et des frustrations.
L’étude des mécanismes qui ont mené à 1789 et à la Terreur peut-elle aussi nous permettre de mieux comprendre la situation politique actuelle de la France ? Réponse dans cet entretien.
Zoom - Ivan Rioufol : "Nous allons vivre la révolution des oubliés"
Célèbre journaliste et essayiste, Ivan Rioufol est l’invité de TVLibertés pour présenter son nouveau livre, "La révolution des oubliés". Dans cet essai incisif, la charge est nette. Rioufol ne décrit pas une agitation passagère, mais un pays travaillé en profondeur par une colère froide : celle de Français qui ne se sentent plus représentés. Les"oubliés", affirme-t-il, ne sont ni marginaux ni extrêmes, mais une majorité active convaincue que le pouvoir s’est éloigné du réel. Son livre dresse la cartographie d’une fracture - sociale, culturelle, démocratique - et questionne la légitimité d’élites jugées déconnectées. Pourtant, derrière la critique affleure une espérance : celle d’un sursaut des consciences, d’un retour au débat franc, d’une reconquête du sens commun. La révolution qu’il annonce ne se ferait ni dans la rue ni dans le fracas, mais dans les esprits. Une révolution silencieuse, patiente, qu’il estime déjà en marche : "La révolution du bon sens a gagné les esprits. Le vieux monde politique ne tient plus qu’à un fil".
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