Zooms
Zoom - Edouard de Praron : Le roman de la dépossession
Edouard de Praron vient de publier un premier roman qui ne passe pas inaperçu : « Dépossession ». Jean, le héros du livre est un jeune cadre dynamique qui mène une vie confortable. Pourtant, inexorablement monte en lui une prise de conscience du déracinement qui participe à ce que l’auteur appelle la dépossession. De Praron, par petites touches subtiles, dresse les contours d’une société française en pleine crise identitaire. A travers les pérégrinations et les différents échanges du personnage principal, le livre est l’occasion de réfléchir autour du délitement de notre société, la remise en cause des plus beaux idéaux ou encore la perte de sens de son travail. Pour Edouard de Praron, il y a des chemins pour la « repossession » de soi. Il invite le lecteur à les emprunter.
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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