Zooms

Zoom - J.B Paradé et J.L Tremblais : Qui veut le départ de la France du Tchad ?

Publiée le 09/01/2023

Aux obsèques du président tchadien Idriss Deby Itno, en avril 2021, Emmanuel Macron est le seul chef d’Etat occidental présent. Il veut ainsi monter les liens politiques, militaires et historiques qui unissent la France au Tchad. Ainsi, 1 000 hommes de ce qui fut l’Opération Barkhane sont encore déployés à N’Djamena pour lutter contre le terrorisme islamiste africain. Dans une région particulièrement sensible, dans un pays qui doit voisiner avec la Libye ou le Soudan, une nouvelle fragilisation est apparue avec le maintien au pouvoir du successeur du président défunt : son fils, le général Mahamat Idriss Deby. Manifestations, émeutes ont secoué le pays en octobre dernier. En France, les responsables politiques de gauche dénoncent en vrac : putsch, népotisme et illégalité institutionnelle.

Pour faire la part des choses et sortir des simples postures idéologiques, TVL a donné la parole à Jean-Bernard Paradé, ministre d’Etat tchadien et conseiller du président Déby, ainsi qu’à Jean-Louis Tremblais, grand reporter au Figaro-Magazine et auteur d’un portrait-rencontre avec l’actuel président pour Le Figaro. Et si, derrière tout cela, il y avait la volonté de faire partir totalement la France du Sahel, de la bande sahélo-saharienne ? Et seconde question : qui a intérêt à cela ?

Zoom - Elsa Ruillère - Soignants suspendus : boucs émissaires de Macron

Publiée le 26/01/2023

Le 12 juillet 2021, Emmanuel Macron annonçait dans son allocution hystérique non seulement le pass-sanitaire mais aussi l’obligation vaccinale pour tous les personnels soignants. A compter du 15 septembre 2021, ceux qui refusaient de se faire injecter un produit, sur lequel le recul scientifique était si court, étaient tout bonnement suspendus. Suspendus de leur travail, mais aussi suspendus dans le temps. Depuis désormais plus de 18 mois, ces gens, initialement engagés au service des autres, ont été mis sur le côté de la route dans des conditions totalement iniques. Privés de salaire, privés de chômage, privés de RSA, le traitement de ces soignants suspendus est tellement inédit que le droit du travail ne peut répondre à leur calvaire. L’administration est impuissante et plonge encore plus profondément dans le gouffre de l’injustice ces personnes que les Français applaudissaient compulsivement à leurs fenêtres de confinés en 2020. 


D’adulés, ils sont passés à un statut de méprisés et maintenant d’invisibilisés. C’est l’injustice qu’a voulu réparer Elsa Ruillère, secrétaire adjointe de la CGT du Groupe Hospitalier Portes de Provence. Considérée elle-même comme une "soignante" malgré son travail exclusivement administratif et sans contact avec les patients de son hôpital, elle est l’une de ces "suspendues" et met son temps à disposition de ceux qui, comme elle, subissent une discrimination d’Etat sans fondement. Elle publie chez Guy Trédaniel, "Paroles de soignants suspendus", accompagné notamment d’une préface de Michèle Rivasi, député européen EELV et d’un épilogue du chercheur Laurent Mucchielli. Au fil des pages, ceux qui subissent l’opprobre d’Etat, tels des boucs émissaires, racontent comment leur situation a basculé pour une décision politique infondée, injuste et inacceptable. Un entretien frappant de sincérité et d’engagement. 

 

En partenariat avec les bijoux Majorica