Zooms
Zoom - Jean-François Chemain : La conception romaine de la guerre juste : quelle actualité !
La conception romaine de la guerre juste : quelle actualité ! La guerre peut-elle être juste ? Doit-elle l’être ? En Occident, il y a plus de deux millénaires, a commencé à s’élaborer une réflexion sur ce thème. Dans son ouvrage "La guerre juste", Jean-François Chemain, agrégé et docteur en histoire, propose une passionnante pérégrination historique à travers l’Antiquité romaine – des origines à Saint Augustin –, durant laquelle se façonna la notion de guerre juste, au contact de la magie, des religions romaine puis chrétienne et bien sûr du droit. Et avec l'apport de la philosophie, Jean-François Chemain raconte l'évolution de ce concept de guerre juste : "Ces peuples inhumains, il ne faut même pas chercher à les intégrer à l'empire, il faut les exterminer purement et simplement, dans une lutte à mort où aucune règle n'a plus cours". Des propos qui rappellent la tournure d'esprit des dirigeants de certains Etats modernes...
Zoom - José Luis Toribio : Désindustrialisation : comment la France a sacrifié ses ouvriers
Pendant 27 ans, José Luis Toribio a travaillé à la chaîne dans les usines PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Syndicaliste, acteur des grandes grèves qui ont marqué l'histoire du site et témoin direct du déclin industriel français, il livre aujourd'hui un récit sans concession dans son ouvrage "L'Usine - Névroses d'une grève oubliée".
Dans cet entretien, il revient sur les conditions de travail à la chaîne, les luttes syndicales, les affrontements idéologiques entre organisations ouvrières et la fermeture progressive des grands sites industriels français.
De la CGT aux trotskystes, du Parti communiste à Jean-Luc Mélenchon, José Luis Toribio dresse un bilan sévère des forces qui prétendaient défendre les travailleurs. Il raconte également les grèves qui ont secoué PSA-Citroën et analyse les conséquences économiques, sociales et politiques de la désindustrialisation. Comment la France est-elle passée d'une grande puissance industrielle à un pays qui ne produit plus qu'une faible part de ce qu'il consomme ? Qui porte la responsabilité de cet effondrement ? Et la classe ouvrière a-t-elle encore un avenir dans la France du XXIᵉ siècle ?
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