Zooms

Zoom - Jean-François Chemain : La conception romaine de la guerre juste : quelle actualité !

Publiée le 12/08/2022

La conception romaine de la guerre juste : quelle actualité ! La guerre peut-elle être juste ? Doit-elle l’être ? En Occident, il y a plus de deux millénaires, a commencé à s’élaborer une réflexion sur ce thème. Dans son ouvrage "La guerre juste", Jean-François Chemain, agrégé et docteur en histoire, propose une passionnante pérégrination historique à travers l’Antiquité romaine – des origines à Saint Augustin –, durant laquelle se façonna la notion de guerre juste, au contact de la magie, des religions romaine puis chrétienne et bien sûr du droit. Et avec l'apport de la philosophie, Jean-François Chemain raconte l'évolution de ce concept de guerre juste : "Ces peuples inhumains, il ne faut même pas chercher à les intégrer à l'empire, il faut les exterminer purement et simplement, dans une lutte à mort où aucune règle n'a plus cours". Des propos qui rappellent la tournure d'esprit des dirigeants de certains Etats modernes...

Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !

Publiée le 12/01/2026

On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".

En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.

Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre  plus que jamais d’actualité.