Zooms
Zoom - Jean Sévillia et Jean-Christophe Buisson : Guerre civile, la France au bord de l’abîme
Dans la lignée de leur précédent ouvrage "Le dernier carré", Jean-Christophe Buisson et Jean Sévillia ont réuni des historiens et des journalistes de renom pour raconter les guerres civiles les plus marquantes de l’histoire de l’humanité : "Les guerres civiles de la Renaissance à nos jours". Le directeur adjoint du Figaro Magazine et l’historien bien connu ont sélectionné vingt conflits emblématiques couvrant les cinq derniers siècles.
Dans un important avant-propos, ils rappellent une vérité essentielle : les guerres civiles sont inhérentes à la condition humaine et n’éclatent jamais de manière totalement soudaine. Pour les auteurs, les idéologies et les religions constituent souvent des moteurs puissants de division. D’autres facteurs doivent également être pris en compte, notamment les dimensions sociales ou identitaires. Pour illustrer leur propos, Jean-Christophe Buisson et Jean Sévillia évoquent aussi bien la guerre civile en Yougoslavie que la guerre de Vendée ou encore l’Algérie française.
Au-delà des exemples concrets et des récits de ces épisodes tragiques, les auteurs posent une question centrale : les sociétés modernes du XXIᵉ siècle sont-elles mieux armées pour éviter ce type d’embrasement ? Les institutions, les médias, le droit international ou la mémoire collective constituent-ils des garde-fous suffisants pour prévenir tout basculement ?
Jean-Christophe Buisson et Jean Sévillia avancent plusieurs éléments de réponse. Ils soulignent notamment les fractures socio-culturelles (comme celles liées à l’immigration) ou socio-politiques (par exemple l’extrême gauche radicale) qui assombrissent l’avenir et fragilisent les aspirations à l’unité nationale. Comme ils l’écrivent : "La brutalisation de la société française donne l’impression que nous dansons au bord de l’abîme".
Attentat du Bataclan, dix ans après, rien n’a changé ! Le Zoom - Daniel Habrekorn - TVL
Écrivain et poète, Daniel Habrekorn est le propriétaire du Bataclan, salle mythique frappée par l’attentat islamiste du 13 novembre 2015. Dix ans ont passé. Invité de TVLibertés pour son livre sobrement intitulé "Bataclan" (Robert Laffont), il revient sur cette nuit tragique qui fit 130 morts et 350 blessés graves.
Présent au matin du 14 novembre devant sa salle dévastée, il évoque un sentiment de "courageux amateurisme". Il pointe sévèrement du doigt la pluralité des commandements, les rivalités entre services, un cloisonnement paralysant et les carences du renseignement français. S’il salue sans réserve le courage des policiers engagés ce soir-là, il met en cause la responsabilité politique au sommet de l’État. Il affirme avoir souhaité et attendu la démission de François Hollande, ainsi que celle du ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve.
Après une année de travaux, le Bataclan a rouvert ses portes en 2016 et vient de célébrer ses 160 ans. Depuis 115 ans, la famille Habrekorn veille sur cette scène historique. Pour son grand-père, son père et lui, le Bataclan n’est pas qu’une salle : c’est la mémoire vivante des milliers d’artistes qui s’y sont produits et qui ont marqué son histoire.
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