Zooms
Zoom - Joseph Boulangé et Louis Leblanc : On peut faire du beau cinéma sans aides publiques !
L’association Ermonia fait revivre l’histoire et met à l’écran les valeurs françaises, le Beau. Après le film "Rémissio" regardé par des dizaines de téléspectateurs de TVL (Noël 2023), Joseph Boulangé et Louis Leblanc, respectivement président et vice-président de Ermonia présentent leur nouveau moyen-métrage : "Magnificat".
Au cœur du Morbihan, vit la famille Maguern. Tout jeune, Gildas Maguern a entendu l’appel de Dieu. Mais il n’a rien dit à ses parents, ni à Anna, sa cousine de l’Ile-aux-Moines dont il est épris. Sa vocation de prêtre tarde à se monter au grand jour, tout à la fois pour des raisons familiales et sentimentales, jusqu’au jour où l’appel aux armes les conduit sur le front où il fait la connaissance d’un prêtre qui discerne sa vocation.
En plein cœur de la Grande Guerre, "Magnificat", inspiré de l’oeuvre de René Bazin, suscite l’attachement et l’émotion du spectateur. Le projet est porté par 50 jeunes bénévoles et n’a accès à aucune aide publique du CNC, évidemment. La production a donc dû faire face à un défi financier auxquels se sont ajoutés les défis de reconstitution historique puis de diffusion du drame psychologique avec de nombreuses avant-premières à partir de fin janvier 2025.
Toutes les infos et réservations sur le site ermonia-productions.fr.
Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !
On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".
En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.
Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre plus que jamais d’actualité.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :