Zooms

Zoom - Joseph Boulangé et Louis Leblanc : On peut faire du beau cinéma sans aides publiques !

Publiée le 29/01/2025

L’association Ermonia fait revivre l’histoire et met à l’écran les valeurs françaises, le Beau. Après le film "Rémissio" regardé par des dizaines de téléspectateurs de TVL (Noël 2023), Joseph Boulangé et Louis Leblanc, respectivement président et vice-président de Ermonia présentent leur nouveau moyen-métrage : "Magnificat".

Au cœur du Morbihan, vit la famille Maguern. Tout jeune, Gildas Maguern a entendu l’appel de Dieu. Mais il n’a rien dit à ses parents, ni à Anna, sa cousine de l’Ile-aux-Moines dont il est épris. Sa vocation de prêtre tarde à se monter au grand jour, tout à la fois pour des raisons familiales et sentimentales, jusqu’au jour où l’appel aux armes les conduit sur le front où il fait la connaissance d’un prêtre qui discerne sa vocation.

En plein cœur de la Grande Guerre, "Magnificat", inspiré de l’oeuvre de René Bazin, suscite l’attachement et l’émotion du spectateur. Le projet est porté par 50 jeunes bénévoles et n’a accès à aucune aide publique du CNC, évidemment. La production a donc dû faire face à un défi financier auxquels se sont ajoutés les défis de reconstitution historique puis de diffusion du drame psychologique avec de nombreuses avant-premières à partir de fin janvier 2025.

Toutes les infos et réservations sur le site ermonia-productions.fr.

Zoom - Jean-Yves Leandri : Colonisation française : les bienfaits interdits d’histoire ?

Publiée le 21/09/2026

Et si la colonisation française ne se résumait pas au seul récit conformiste et autorisé de la domination, de la violence et de l’exploitation ? Et si elle avait aussi laissé des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais surtout des rencontres et des fidélités que notre époque peine à regarder ? C’est cette mémoire oubliée que Jean-Yves Leandri veut faire revivre dans un livre attachant et émouvant "Lorsque la France était là-bas".

Né en Algérie et élevé entre l’Afrique et Madagascar, il raconte ce qu’il a vu et vécu, loin des procès rétrospectifs et des discours officiels. Son livre ne cache pas les injustices et les difficultés inhérentes au système colonial : il conteste en revanche l’idée qu’elles suffiraient à en raconter toute l’histoires de la présence française en Afrique. En 2026, cette question reste explosive, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’Algérie.

Plus de soixante ans après l’indépendance, la mémoire coloniale continue en effet de peser lourdement sur les relations entre Paris et Alger. Faut-il encore demander pardon, ou retrouver une histoire capable d'assumer toutes ses contradictions et de faire la liste des apports économiques, sociaux et culturels de la France dans cette partie du monde ?

La force de Jean-Yves Léandri est d’ouvrir avec délicatesse et modération un dossier que la France n’a jamais vraiment refermé.