Zooms

Zoom - Laurent Dandrieu : Louis XIV-Molière : une amitié à la gloire de la France

Publiée le 05/11/2024

Entre Louis XIV et Molière, il y a bien plus qu'une admiration mutuelle, bien plus qu'une complicité. Molière, devenu peu à peu l'informel surintendant des plaisirs du roi, est une pièce maîtresse. L'auteur du Tartuffe ne se contente pas d'utiliser la protection de son souverain pour distiller la satire des mœurs qui sont au cœur de son art, il sert d'autant plus volontiers le projet royal que celui-ci rejoint celui de son théâtre. Dans son ouvrage "Le Roi et l'Arlequin", le journaliste à Valeurs actuelles, Laurent Dandrieu, explique comment Louis XIV trouva en Molière le plus parfait interprète de cette mesure française qu'il voulait voir régner en son royaume, quand le célèbre comédien vit dans ce roi artiste, un prince selon son cœur. Sur le trône ou sur les planches, c'est de concert que le roi et l'arlequin œuvraient à la gloire de la France.

Zoom - José Luis Toribio : Désindustrialisation : comment la France a sacrifié ses ouvriers

Publiée le 09/06/2026

Pendant 27 ans, José Luis Toribio a travaillé à la chaîne dans les usines PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Syndicaliste, acteur des grandes grèves qui ont marqué l'histoire du site et témoin direct du déclin industriel français, il livre aujourd'hui un récit sans concession dans son ouvrage "L'Usine - Névroses d'une grève oubliée".

Dans cet entretien, il revient sur les conditions de travail à la chaîne, les luttes syndicales, les affrontements idéologiques entre organisations ouvrières et la fermeture progressive des grands sites industriels français.

De la CGT aux trotskystes, du Parti communiste à Jean-Luc Mélenchon, José Luis Toribio dresse un bilan sévère des forces qui prétendaient défendre les travailleurs. Il raconte également les grèves qui ont secoué PSA-Citroën et analyse les conséquences économiques, sociales et politiques de la désindustrialisation. Comment la France est-elle passée d'une grande puissance industrielle à un pays qui ne produit plus qu'une faible part de ce qu'il consomme ? Qui porte la responsabilité de cet effondrement ? Et la classe ouvrière a-t-elle encore un avenir dans la France du XXIᵉ siècle ?