Zooms

Zoom - Madeleine Melquiond : Vieillesse : pourquoi cette haine anti-boomers ?

Publiée le 12/02/2024

A partir de 70 ans, les femmes ne sont plus considérées comme des personnes singulières, mais comme des "vieilles". Elles sont fragiles, faciles à arnaquer ou menacer. Dans son ouvrage, "A ceux qui nous parle comme à des enfants - Mon voyage en septuagénie", Madeleine Melquiond, agrégée d'histoire-géographie et ancienne élève de l'Ecole normale supérieure, dénonce les clichés sur les plus vieux et livre un portrait d’elle-même, et des femmes de son âge, aussi drôle qu’émouvant. Elle souhaiterait faire comprendre aux autres générations que l’on va tous voyager en septuagénie, pour les plus chanceux, et qu’il est absurde d’ignorer les anciens et de leur parler comme à des enfants. Ni catalogue de conseils, ni étude savante, son livre nous conduit au plus intime de la vieillesse, en racontant les embûches qui se dressent sur notre route et en expliquant comment les contourner.

Zoom - José Luis Toribio : Désindustrialisation : comment la France a sacrifié ses ouvriers

Publiée le 09/06/2026

Pendant 27 ans, José Luis Toribio a travaillé à la chaîne dans les usines PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Syndicaliste, acteur des grandes grèves qui ont marqué l'histoire du site et témoin direct du déclin industriel français, il livre aujourd'hui un récit sans concession dans son ouvrage "L'Usine - Névroses d'une grève oubliée".

Dans cet entretien, il revient sur les conditions de travail à la chaîne, les luttes syndicales, les affrontements idéologiques entre organisations ouvrières et la fermeture progressive des grands sites industriels français.

De la CGT aux trotskystes, du Parti communiste à Jean-Luc Mélenchon, José Luis Toribio dresse un bilan sévère des forces qui prétendaient défendre les travailleurs. Il raconte également les grèves qui ont secoué PSA-Citroën et analyse les conséquences économiques, sociales et politiques de la désindustrialisation. Comment la France est-elle passée d'une grande puissance industrielle à un pays qui ne produit plus qu'une faible part de ce qu'il consomme ? Qui porte la responsabilité de cet effondrement ? Et la classe ouvrière a-t-elle encore un avenir dans la France du XXIᵉ siècle ?