Zooms
Zoom - Nicolas Battini : "Terra corsa a i Corsi", La Terre corse aux Corses
Doctorant en langue et culture corse, Nicolas Battini est le jeune dirigeant de l’association culturelle Palatinu qui se donne pour première mission de défendre l’identité corse.
Condamné à huit ans de réclusion à l’âge de 18 ans, Nicolas Battini a fait six années de prison pour l’attaque à la voiture bélier de la sous-préfecture de Corte qui avait provoqué de gros dégâts matériels. Aujourd’hui, le responsable corse propose un nouveau narratif dans le nationalisme corse, "un nationalisme de notre temps". "La Corse ne fabrique plus de Corses, la machine est cassée. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut la mettre au rebut. Il faut la reconstruire !".
En rupture de ban avec ses anciens amis, Nicolas Battini affirme que l’identité corse est menacée par l’immigration mais aussi le wokisme, l’islamo-gauchisme et le centralisme parisien. Un discours novateur qui trouve un véritable écho dans la population qui se mobilise et manifeste dans la rue. Alors que se dessine sur l’île la revendication d’une identité revigorée, Nicolas Battini vient de créer une formation politique "Mossa palatina" avec en ligne de mire les élections municipales et territoriales.
Zoom - Aude Mirkovic : Le droit naturel, une ressource contre l’arbitraire
Maître de conférences et universitaire, Aude Mirkovic, présidente de Juristes pour l'enfance, est l’invitée de TVL à l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif "Le droit naturel, une ressource pour notre temps". Dans sa préface, l’auteur pose une question décisive : comment rechercher et trouver le juste dans l’élaboration du droit et dans les relations humaines ? Avec les experts réunis dans cet ouvrage, elle critique une conception du droit réduit à un simple produit de la volonté humaine. Cette approche est directement une remise en cause de l’article de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, selon lequel "la loi est l’expression de la volonté générale".
Aude Mirkovic rappelle que la volonté générale peut conduire à l’arbitraire si elle n’est pas ordonnée à une recherche exigeante du bien commun. Elle montre que le droit naturel n’est ni une morale religieuse déguisée, ni un frein à la démocratie ou au progrès. Un entretien essentiel pour comprendre ce qui fonde réellement la justice.
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