Zooms

Zoom - Nicolas Battini : "Terra corsa a i Corsi", La Terre corse aux Corses

Publiée le 19/02/2024

Doctorant en langue et culture corse, Nicolas Battini est le jeune dirigeant de l’association culturelle Palatinu qui se donne pour première mission de défendre l’identité corse.

Condamné à huit ans de réclusion à l’âge de 18 ans, Nicolas Battini a fait six années de prison pour l’attaque à la voiture bélier de la sous-préfecture de Corte qui avait provoqué de gros dégâts matériels. Aujourd’hui, le responsable corse propose un nouveau narratif dans le nationalisme corse, "un nationalisme de notre temps". "La Corse ne fabrique plus de Corses, la machine est cassée. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut la mettre au rebut. Il faut la reconstruire !".

En rupture de ban avec ses anciens amis, Nicolas Battini affirme que l’identité corse est menacée par l’immigration mais aussi le wokisme, l’islamo-gauchisme et le centralisme parisien. Un discours novateur qui trouve un véritable écho dans la population qui se mobilise et manifeste dans la rue. Alors que se dessine sur l’île la revendication d’une identité revigorée, Nicolas Battini vient de créer une formation politique "Mossa palatina" avec en ligne de mire les élections municipales et territoriales.

Zoom - Jean-Frédéric Poisson : Le projet néo-libéral, la dictature du Bien

Publiée le 27/04/2026

Et si nous vivions déjà dans un régime d’encadrement des comportements… sans véritablement nous en rendre compte ? Pour évoquer ce sujet, TVL s’est entretenu avec Jean-Frédéric Poisson, à l’occasion de la parution de son ouvrage "La Dictature du Bien".

Homme politique mais philosophe de formation, il défend une thèse forte : nos démocraties sont engagées dans un glissement progressif vers une forme de “démocrature” - un système hybride où les apparences démocratiques subsistent, mais où la liberté réelle se trouve progressivement encadrée. En un mot : dictature camouflée et démocratie truquée règnent ! Pour l’auteur, le pouvoir ne s’impose plus frontalement : il devient diffus, moral, souvent invisible. Il évoque des mécanismes de simulacre démocratique, une concentration croissante du pouvoir exécutif, mais aussi des formes de contrôle plus subtiles. Les nouvelles technologies jouent évidemment un rôle clé, en permettant une surveillance fine mais réelle des comportements.

Jean-Frédéric Poisson introduit également le concept de "clanocratie", décrivant la captation des ressources publiques par des cercles de pouvoir restreints au seul détriment de la population.

Il avance enfin une idée plus dérangeante : “il n’y a pas de démocratie sans démocrates complices”. Dans cette perspective, il met en cause le rôle des médias, accusés d’avoir renoncé à leur fonction de contre-pouvoir pour devenir des complices voire des propagandistes de ce système de totalitarisme soft.

Il conclut : "Les néo-libéraux vous promettent la liberté, et vous vendent une cage" ! Jean-Frédéric Poisson offre, au-delà du diagnostic, les moyens de trouver la force d’un avenir commun. Ne nous laissons pas enfermer dans une cage !