Zooms
Zoom - Nicolas d’Estienne d’Orves (NéO) : Quand l’identité devient un piège mortel
Nicolas d’Estienne d’Orves (sous le nom de NéO) signe un roman envoûtant et inquiétant, où réalité et illusion se confondent : "L’Ile d’orgueil".
Et si vous pouviez échanger votre vie contre celle d’un autre ? Antoine Roquenaud, écrivain raté, accepte le pacte que lui propose Marc Haubergier, un auteur à succès. Il prend sa place, son nom… et s’exile sur une île bretonne battue par les vents. Mais ce huis clos insulaire cache de lourds secrets : une femme distante, un majordome silencieux et le spectre d’un enfant noyé qui hante la demeure.
Ce thriller psychologique trouble et oppressant inaugure une série autour des sept péchés capitaux. Pourquoi l’orgueil en premier ? Parce qu’il aveugle, il trompe, il pousse à croire que l’on peut voler un destin… sans en payer le prix. Mais jusqu’où peut-on aller avant que la supercherie ne se retourne contre soi ?
Nicolas d’Estienne d’Orves publie le roman de ce printemps 2025. Osez l’expérience… si vous pensez pouvoir en ressortir indemne.
Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation
Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.
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