Zooms

Zoom - Oskar Freysinger : La politique actuelle bascule dans le grotesque

Publiée le 19/06/2024

Ancien Conseiller d’Etat valaisan, homme politique suisse, Oskar Freysinger est avant tout écrivain et il le prouve en faisant son grand retour avec pas moins de trois ouvrages dont "Animalia". Ce livre se veut une dénonciation atypique et clownesque de l’idéologie mondialiste. Dans ce roman "œuvre d’un La Fontaine ayant abusé d’hallucinogènes ou d’un Esope en plein délire psychédélique", quatre animaux cabossés par la vie vont tenter d’empêcher la victoire des "buveurs d’âme du mont Kibo", allégorie de Klaus Schwab et du Forum économique mondial. Au-delà de cette fresque délirante de la civilisation occidentale où le progressisme se transforme peu à peu en régression, Oskar Freysinger évoque la situation politique en Suisse et celle de la France où la politique actuelle bascule dans le grotesque. Un entretien particulièrement dynamique et savoureux.

Zoom - José Luis Toribio : Désindustrialisation : comment la France a sacrifié ses ouvriers

Publiée le 09/06/2026

Pendant 27 ans, José Luis Toribio a travaillé à la chaîne dans les usines PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Syndicaliste, acteur des grandes grèves qui ont marqué l'histoire du site et témoin direct du déclin industriel français, il livre aujourd'hui un récit sans concession dans son ouvrage "L'Usine - Névroses d'une grève oubliée".

Dans cet entretien, il revient sur les conditions de travail à la chaîne, les luttes syndicales, les affrontements idéologiques entre organisations ouvrières et la fermeture progressive des grands sites industriels français.

De la CGT aux trotskystes, du Parti communiste à Jean-Luc Mélenchon, José Luis Toribio dresse un bilan sévère des forces qui prétendaient défendre les travailleurs. Il raconte également les grèves qui ont secoué PSA-Citroën et analyse les conséquences économiques, sociales et politiques de la désindustrialisation. Comment la France est-elle passée d'une grande puissance industrielle à un pays qui ne produit plus qu'une faible part de ce qu'il consomme ? Qui porte la responsabilité de cet effondrement ? Et la classe ouvrière a-t-elle encore un avenir dans la France du XXIᵉ siècle ?