Zooms
Zoom - Philippe Nemo : Education : pourquoi l'école nuit à nos cerveaux ?
Les sous-performances de notre système d'enseignement sont cruellement mises en évidence par les classements internationaux. On peut légitimement incriminer les structures d’un système monopolistique centralisé dont l’expérience a suffisamment montré qu’en raison de sa taille, et parce qu’il est paralysé par le statut de la fonction publique et la cogestion syndicale, il ne peut plus fonctionner. On doit aussi mettre en cause les idéologies qui le dominent depuis des années : rejet de l’entreprise, égalitarisme, pédagogisme, inexplicable réticence à transmettre les savoirs.
Si l’on veut remonter la pente, il faut repenser tant les structures que les contenus d’enseignement. Il est indispensable d’instaurer un pluralisme permettant autonomie, émulation et responsabilité. Cette liberté retrouvée permettra de mettre sur pied un enseignement secondaire diversifié, un secondaire académique rompant avec le non-sens du "collège unique". Ainsi pourront être formés les scientifiques, ingénieurs, médecins, administrateurs, experts en tous domaines dont la France a évidemment besoin si elle veut tenir son rang. Philippe Nemo, philosophe spécialiste des idées politique, présente son ouvrage "Repenser l'enseignement", publié aux Presses universitaires de France
Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !
On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".
En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.
Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre plus que jamais d’actualité.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :