Zooms

Zoom - Philippe Nemo : Education : pourquoi l'école nuit à nos cerveaux ?

Publiée le 21/11/2024

Les sous-performances de notre système d'enseignement sont cruellement mises en évidence par les classements internationaux. On peut légitimement incriminer les structures d’un système mono­polistique centralisé dont l’expérience a suffisamment montré qu’en raison de sa taille, et parce qu’il est paralysé par le statut de la fonction publique et la cogestion syndicale, il ne peut plus fonctionner. On doit aussi mettre en cause les idéologies qui le dominent depuis des années : rejet de l’entreprise, égalitarisme, pédagogisme, inexplicable réticence à transmettre les savoirs.

Si l’on veut remonter la pente, il faut repenser tant les structures que les contenus d’enseignement. Il est indispensable d’instaurer un pluralisme permettant autonomie, émulation et responsabilité. Cette liberté retrouvée permettra de mettre sur pied un enseignement secondaire diversifié, un secondaire académique rompant avec le non-sens du "collège unique". Ainsi pourront être formés les scientifiques, ingénieurs, médecins, administrateurs, experts en tous domaines dont la France a évidemment besoin si elle veut tenir son rang. Philippe Nemo, philosophe spécialiste des idées politique, présente son ouvrage "Repenser l'enseignement", publié aux Presses universitaires de France

Zoom - Benjamin Chalus : Libre-échange et financiarisation détruisent les Savoir-faire

Publiée le 14/05/2026

Ancien chaudronnier-soudeur devenu consultant en métallurgie, Benjamin Chalus publie "La civilisation du geste - Quand le Savoir-faire façonne le destin des peuples" aux Éditions Heurésis. Pour lui, le savoir-faire ne désigne pas seulement une compétence technique : il constitue un lien profond entre la main et l’esprit, entre le geste et la pensée, entre l’Homme et le monde qu’il façonne. Dans cet entretien, Benjamin Chalus analyse la disparition progressive des métiers producteurs, l’effacement de la transmission, la financiarisation de l’économie et la transformation du travail en activité abstraite et désincarnée.

Pourquoi la modernité réduit-elle l’économie à des contrats et à des flux ?

Comment le culte de la rentabilité a-t-il fragilisé l’industrie et les savoir-faire ?

Pourquoi l’Homme contemporain semble-t-il séparé de son œuvre ?

Et quelle place restera-t-il au travail humain face à l’automatisation et à l'IA ?

Une réflexion profonde sur le travail, la transmission, la technique, l’industrie et le destin civilisationnel des peuples.