Zooms
Zoom - Philippe Nemo : Education : pourquoi l'école nuit à nos cerveaux ?
Les sous-performances de notre système d'enseignement sont cruellement mises en évidence par les classements internationaux. On peut légitimement incriminer les structures d’un système monopolistique centralisé dont l’expérience a suffisamment montré qu’en raison de sa taille, et parce qu’il est paralysé par le statut de la fonction publique et la cogestion syndicale, il ne peut plus fonctionner. On doit aussi mettre en cause les idéologies qui le dominent depuis des années : rejet de l’entreprise, égalitarisme, pédagogisme, inexplicable réticence à transmettre les savoirs.
Si l’on veut remonter la pente, il faut repenser tant les structures que les contenus d’enseignement. Il est indispensable d’instaurer un pluralisme permettant autonomie, émulation et responsabilité. Cette liberté retrouvée permettra de mettre sur pied un enseignement secondaire diversifié, un secondaire académique rompant avec le non-sens du "collège unique". Ainsi pourront être formés les scientifiques, ingénieurs, médecins, administrateurs, experts en tous domaines dont la France a évidemment besoin si elle veut tenir son rang. Philippe Nemo, philosophe spécialiste des idées politique, présente son ouvrage "Repenser l'enseignement", publié aux Presses universitaires de France
Zoom - Daniel Habrekorn : Du bonheur de la poésie à la tragédie du Bataclan
Poète et éditeur, Daniel Habrekorn a consacré sa vie aux mots et à ceux qui les font vivre. Dans "Journal intermittent 1982-2000", publié chez Via Romana, il ouvre les carnets d’une existence nourrie de littérature. Lectures, voyages, amours et blessures composent ce portrait intime d’un homme de lettres. De Baudelaire à Léon Bloy, ses compagnons d’écriture invitent à regarder notre époque autrement. Pourquoi écrire ? Que transmettre ? Et que peut la poésie face à la brutalité de notre monde ?
Ces questions prennent une résonance particulière lorsqu’apparaît le Bataclan qui depuis le 13 novembre 2015 reste associé à l’horreur de l’attentat islamiste. En effet, cette salle mythique, liée à sa famille et où il a vécu vingt et un ans, appartient à son histoire personnelle. Comment en raconter encore les artistes, les spectacles et les jours heureux sans effacer la tragédie ? Un entretien sur la littérature, la mémoire et les mots qui nous restent face à l’indicible.
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