Zooms
Zoom - Pierre Le Vigan : Wokisme : une expérience pour vous domestiquer
Les déconstructeurs sont à la mode. Avec le wokisme, ils sont sortis des sphères purement universitaires et imposent leur doxa : rien n'est stable et rien ne doit l'être. Tout doit être fluide et liquide. La grande liquidité de tout et de tous devient une grande liquidation. A l'origine du wokisme, il y a la déconstruction comme refus de toutes les transmissions, comme annulation de toutes les cultures, comme culte de la table rase. Derrida, Lévinas, Sartre ont chacun joué un rôle dans cette négation de la continuité de l'être. Ils ont été, chacun, des chefs d'orchestre d'un nihilisme déconstructeur. Il est temps de dire pourquoi et comment on peut penser autrement. Pierre Le Vigan, urbaniste de formation et diplômé en histoire et philosophie, présente son ouvrage "Les démons de la déconstruction".
Zoom - Jean-Frédéric Poisson : Le projet néo-libéral, la dictature du Bien
Et si nous vivions déjà dans un régime d’encadrement des comportements… sans véritablement nous en rendre compte ? Pour évoquer ce sujet, TVL s’est entretenu avec Jean-Frédéric Poisson, à l’occasion de la parution de son ouvrage "La Dictature du Bien".
Homme politique mais philosophe de formation, il défend une thèse forte : nos démocraties sont engagées dans un glissement progressif vers une forme de “démocrature” - un système hybride où les apparences démocratiques subsistent, mais où la liberté réelle se trouve progressivement encadrée. En un mot : dictature camouflée et démocratie truquée règnent ! Pour l’auteur, le pouvoir ne s’impose plus frontalement : il devient diffus, moral, souvent invisible. Il évoque des mécanismes de simulacre démocratique, une concentration croissante du pouvoir exécutif, mais aussi des formes de contrôle plus subtiles. Les nouvelles technologies jouent évidemment un rôle clé, en permettant une surveillance fine mais réelle des comportements.
Jean-Frédéric Poisson introduit également le concept de "clanocratie", décrivant la captation des ressources publiques par des cercles de pouvoir restreints au seul détriment de la population.
Il avance enfin une idée plus dérangeante : “il n’y a pas de démocratie sans démocrates complices”. Dans cette perspective, il met en cause le rôle des médias, accusés d’avoir renoncé à leur fonction de contre-pouvoir pour devenir des complices voire des propagandistes de ce système de totalitarisme soft.
Il conclut : "Les néo-libéraux vous promettent la liberté, et vous vendent une cage" ! Jean-Frédéric Poisson offre, au-delà du diagnostic, les moyens de trouver la force d’un avenir commun. Ne nous laissons pas enfermer dans une cage !
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