Zooms

Zoom - Rémy Prud’homme : "Face à la crise, l’urgence climatique n’est pas la priorité"

Publiée le 15/09/2022

Docteur en Sciences économiques, professeur émérite à l’Université Paris XII, Rémy Prud’homme est ancien directeur adjoint de la direction de l’environnement de l’OCDE et a publié récemment une tribune retentissante dans Valeurs Actuelles. Pour le professeur, compte tenu de la situation financière désastreuse de la France, le temps est pour l’Etat aux économies drastiques. Pour appuyer son propos, Rémy Prud’homme ajoute : "Passant en revue tous les secteurs, on en arrive à la conclusion que celui où les coupes seraient le moins dommageable pour les Français est le secteur de l’environnement !".

Rémy Prud’homme, qui sait que ce propos soulève la polémique, persiste et signe : "Si un peu de raison pouvait nous revenir, nous nous rendrions compte que le "climat" pour lequel on dépense tant et plus, est au contraire un domaine où les ciseaux devraient remplacer le chéquier et ce pour le plus grand profit d’autres urgences bien réelles".

L’apocalypse climatique n’est pas d’actualité... le professeur Prud’homme explicite sa pensée sur TVL.

Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !

Publiée le 12/01/2026

On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".

En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.

Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre  plus que jamais d’actualité.