Zooms

Zoom - Sami Biasoni : Statistiques : une dangereuse simplification du monde

Publiée le 09/11/2023

Taux de chômage, évolution du PIB et de l’inflation, écarts salariaux entre les hommes et les femmes, sondages d’opinion… Et si les statistiques dont nous abreuve le débat public étaient, à un certain niveau, erronées ? Peu de domaines échappent à l’emprise des chiffres qui structurent nos échanges et fondent nos convictions. Or, ces statistiques sont souvent tronquées, inexactes, voire orientées. Même les experts s’y laissent parfois prendre. Ces données, que l’on pare des atours du vrai, constituent une menace croissante pour nos démocraties. Dans son ouvrage "Le statistiquement correct - Critique de la déraison numérique", Sami Biasoni, docteur en philosophie, revisite les chiffres qui structurent les grands enjeux sociétaux de notre temps pour débusquer le statistiquement correct qui s’y cache. Un manuel de réarmement intellectuel.

Zoom - José Luis Toribio : Désindustrialisation : comment la France a sacrifié ses ouvriers

Publiée le 09/06/2026

Pendant 27 ans, José Luis Toribio a travaillé à la chaîne dans les usines PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Syndicaliste, acteur des grandes grèves qui ont marqué l'histoire du site et témoin direct du déclin industriel français, il livre aujourd'hui un récit sans concession dans son ouvrage "L'Usine - Névroses d'une grève oubliée".

Dans cet entretien, il revient sur les conditions de travail à la chaîne, les luttes syndicales, les affrontements idéologiques entre organisations ouvrières et la fermeture progressive des grands sites industriels français.

De la CGT aux trotskystes, du Parti communiste à Jean-Luc Mélenchon, José Luis Toribio dresse un bilan sévère des forces qui prétendaient défendre les travailleurs. Il raconte également les grèves qui ont secoué PSA-Citroën et analyse les conséquences économiques, sociales et politiques de la désindustrialisation. Comment la France est-elle passée d'une grande puissance industrielle à un pays qui ne produit plus qu'une faible part de ce qu'il consomme ? Qui porte la responsabilité de cet effondrement ? Et la classe ouvrière a-t-elle encore un avenir dans la France du XXIᵉ siècle ?