Zooms

Entretien avec Bernard Margueritte : souvenirs de la Pologne communiste (Jean-Paul II, Wałęsa, Solidarność) et d’un journalisme d’un autre temps

Publiée le 28/02/2019
Bernard Margueritte est une figure du journalisme français. Né en 1938 à Paris, il a passé la majeure partie de sa vie en Pologne, où il fut correspondant de presse du Monde et du Figaro. Il dirige aujourd’hui le Forum international des communications, qui traite de la question des médias. Si le nom de Bernard Margueritte est essentiellement connu en France des spécialistes de la Pologne, il jouit en revanche d’une véritable notoriété en Pologne. Interrogé par Nicolas de Lamberterie, il raconte ses souvenirs de la Pologne communiste : la vie des Polonais à cette époque, l’élection de Jean-Paul II, l’émergence du syndicat Solidarność, ses rencontres avec Lech Wałęsa. Il prend également à contrepied les nombreuses contre-vérités qui sont régulièrement énoncées à l’endroit du gouvernement conservateur polonais actuel du PiS. Enfin, il évoque aussi le journalisme d’un autre temps, lorsqu’il a notamment commencé sa carrière de journalisme dans le Monde dirigé par son fondateur Hubert Beuve-Méry.

Zoom - Laurent Obertone : Il faut "décongeler le démolisseur"

Publiée le 30/10/2026

Après le succès retentissant de "La France Orange mécanique" et de sa série "Guerilla", le journaliste et écrivain Laurent Obertone revient avec un nouvel ouvrage explosif : "La France Demolition Man", publié aux éditions Magnus. Le titre fait référence au célèbre film avec Sylvester Stallone, dans lequel une société aseptisée et pacifiée se révèle incapable d'affronter la violence. Et si cette fiction était devenue notre réalité ? À force de vouloir tout protéger, tout réglementer, tout interdire, aurions-nous fabriqué des individus dépendants, vulnérables et incapables de se défendre ?

Pour Laurent Obertone, l'État omniprésent aurait progressivement dépossédé les citoyens de leur autonomie, de leur responsabilité et jusqu'à leur instinct de survie. Le paradoxe est saisissant : jamais l'homme n'aurait été autant protégé, jamais il n'aurait été aussi désarmé face à ceux qui ne respectent aucune règle. Mais derrière ce constat implacable, l'auteur refuse le fatalisme et appelle à retrouver le courage, la liberté et le sens de la responsabilité individuelle.