Zooms

Entretien avec Bernard Margueritte : souvenirs de la Pologne communiste (Jean-Paul II, Wałęsa, Solidarność) et d’un journalisme d’un autre temps

Publiée le 28/02/2019
Bernard Margueritte est une figure du journalisme français. Né en 1938 à Paris, il a passé la majeure partie de sa vie en Pologne, où il fut correspondant de presse du Monde et du Figaro. Il dirige aujourd’hui le Forum international des communications, qui traite de la question des médias. Si le nom de Bernard Margueritte est essentiellement connu en France des spécialistes de la Pologne, il jouit en revanche d’une véritable notoriété en Pologne. Interrogé par Nicolas de Lamberterie, il raconte ses souvenirs de la Pologne communiste : la vie des Polonais à cette époque, l’élection de Jean-Paul II, l’émergence du syndicat Solidarność, ses rencontres avec Lech Wałęsa. Il prend également à contrepied les nombreuses contre-vérités qui sont régulièrement énoncées à l’endroit du gouvernement conservateur polonais actuel du PiS. Enfin, il évoque aussi le journalisme d’un autre temps, lorsqu’il a notamment commencé sa carrière de journalisme dans le Monde dirigé par son fondateur Hubert Beuve-Méry.

Zoom - Maximilien Friche : Maurice G. Dantec, génie oublié ou oubli organisé ?

Publiée le 20/04/2026

Les "Cahiers de la marge", dirigés par Maximilien Friche, s’imposent comme un acte rare dans le paysage littéraire : un geste de mémoire, presque de résistance. Après André Suarès, ils rendent hommage à Maurice G. Dantec, dix ans après sa disparition. Un écrivain majeur pour certains, devenu presque invisible pour d’autres.

Ici, pas d’analyse froide ni de discours académique. Mais une mosaïque de textes vivants : témoignages, récits, hommages, éclats. Tous portés par une même conviction : Dantec n’était pas un auteur comme les autres. Son œuvre, prolifique et inclassable, a marqué en profondeur ses lecteurs. Sa pensée, radicale et visionnaire, continue de déranger. Ce Cahier fait le pari qu’il faut relire Dantec aujourd’hui, peut-être plus que jamais. Et qu’à travers lui, c’est notre époque elle-même qui se révèle.