Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Jean Sévillia - Cette Autriche qui a dit non à Hitler
Le 13 mars 1938, Adolf Hitler proclamait le rattachement de l'Autriche au Reich allemand et, deux jours plus tard, faisait une entrée triomphale dans la capitale autrichienne. Ces événements sont connus, et plus encore les photos qui les illustrent : douaniers autrichiens accueillant les soldats de la Wehrmacht, foule enthousiaste acclamant le chancelier allemand dans les rues de Vienne et le 10 avril suivant par plébiscite, plus de 99% des Autrichiens approuvaient l'Anschluss.
Mais comme toujours en Histoire, il y a un envers du décor et si apparemment l’Autriche se jette dans les bras de son puissant voisin, les résistances furent nombreuses. Dès 1933, l’État autrichien combat le national-socialisme tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et c’est le projet d’un référendum sur l’indépendance du pays, dont le résultat aurait certainement été positif, qui provoqua la réaction d’Hitler et l’intervention des troupes allemandes en mars 1938. Et si durant tout le conflit mondial des soldats autrichiens combattirent jusqu’au bout aux côtés des Allemands, si de grands dignitaires nazis furent autrichiens, jusqu’en 1945 l’Autriche connut une véritable résistance intérieure au nazisme. C’est cette Autriche qui a dit non à Hitler que nous allons découvrir en compagnie de Jean Sévillia.
La Revue d'Histoire européenne : bit.ly/42tCcbT
Passé-Présent avec Nicolas Delange - "Nos ancêtres les Gaulois", un mythe fondateur ?
"Nos ancêtres les Gaulois" : la formule a fait sourire des générations d'écoliers, tant elle semblait n'évoquer que des barbares moustachus vivant de huttes et de sangliers, en attendant d'être civilisés par Rome. C'est l'image que l'école républicaine nous a transmise, et nous l'avons longtemps reçue sans la discuter. Or, depuis une trentaine d'années, l'archéologie a patiemment démoli ce tableau. Grâce aux fouilles préventives, aux nouvelles techniques de datation et a des disciplines qui n'existaient pas il y a un demi-siècle, ce qui remonte du sol dessine une tout autre civilisation : raffinée, techniquement en avance sur ses voisins, dotée d'un droit, d'institutions et de véritables contre-pouvoirs. Une révolution scientifique considérable, et pourtant passée presque inaperçue du grand public.
Pourquoi ce silence ?
Et surtout, que ferions-nous de cette redécouverte si nous décidions enfin de la prendre au sérieux ?
C'est précisément la question que pose notre invité, Nicolas Delange, dans un essai intitule "Découvrons-nous gaulois", sous-titré "Le mythe fondateur du peuple français".
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