Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent avec Jean Sévillia - Cette Autriche qui a dit non à Hitler
Le 13 mars 1938, Adolf Hitler proclamait le rattachement de l'Autriche au Reich allemand et, deux jours plus tard, faisait une entrée triomphale dans la capitale autrichienne. Ces événements sont connus, et plus encore les photos qui les illustrent : douaniers autrichiens accueillant les soldats de la Wehrmacht, foule enthousiaste acclamant le chancelier allemand dans les rues de Vienne et le 10 avril suivant par plébiscite, plus de 99% des Autrichiens approuvaient l'Anschluss.
Mais comme toujours en Histoire, il y a un envers du décor et si apparemment l’Autriche se jette dans les bras de son puissant voisin, les résistances furent nombreuses. Dès 1933, l’État autrichien combat le national-socialisme tant à l’intérieur qu’à l’extérieur et c’est le projet d’un référendum sur l’indépendance du pays, dont le résultat aurait certainement été positif, qui provoqua la réaction d’Hitler et l’intervention des troupes allemandes en mars 1938. Et si durant tout le conflit mondial des soldats autrichiens combattirent jusqu’au bout aux côtés des Allemands, si de grands dignitaires nazis furent autrichiens, jusqu’en 1945 l’Autriche connut une véritable résistance intérieure au nazisme. C’est cette Autriche qui a dit non à Hitler que nous allons découvrir en compagnie de Jean Sévillia.
La Revue d'Histoire européenne : bit.ly/42tCcbT
Passé-Présent avec Alexis Neviaski - Le séminaire des prisonniers de guerre allemands
En 1945, alors que l’Europe découvre l’ampleur des crimes nazis, des prêtres français entreprennent de former le futur clergé allemand… dans un camp de prisonniers de guerre. Une initiative qui peut sembler inconcevable au lendemain de tant de souffrances. D’abord installé à Orléans, puis près de Chartres, ce « séminaire des barbelés » accueille plusieurs centaines d’hommes. Derrière les clôtures, malgré la faim, le froid et le manque de moyens, ils reprennent leurs études et se préparent au sacerdoce. À leur tête, Franz Stock, ce prêtre allemand qui, sous l’Occupation, avait accompagné les résistants français jusque devant le peloton d’exécution. Comment cette aventure a-t-elle été possible ? Et quelle place a-t-elle tenue dans les premiers rapprochements entre Français et Allemands ?
Pour en parler, Passé/Présent reçoit Alexis Neviaski, auteur du Séminaire des barbelés, publié aux éditions Artège.
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