Passé Présent

Passé-Présent avec le général Philippe Sidos : Soviétiques et Américains : échecs en Afghanistan

Publiée le 07/01/2026

L'histoire de l'Afghanistan est d'abord une histoire militaire, l'histoire d'un pays constamment impliqué dans des conflits en raison d'invasions étrangères ou de luttes de pouvoir. C'est l'histoire d'une nation qui lutta pour imposer son indépendance face à d'autres puissances expansionnistes. Son unité et la puissance de sa réputation guerrière s'établirent dans ses luttes depuis le XVIIIème siècle. Les réactions de la population afghane, véritable mosaïque de communautés et de tribus, furent à la fois variées et empreintes de fierté territoriale. Mais surtout, l'histoire militaire de l'Afghanistan aux XIXème et XXème siècles s'est trouvée au cœur des rivalités stratégiques entre l'Empire tsariste et l'Empire britannique, puis entre l'URSS et les Etats-Unis, qui ont voulu y reconstruire un Etat viable et y conduire une "guerre contre le terrorisme".

Les résultats furent systématiquement mitigés et, si les envahisseurs y ont démontré de belles qualités militaires et remporté nombre de succès tactiques, aucun n'a pu vouloir s'imposer au "royaume de l'insolence" et vaincre ses fiers défenseurs.

Pour cette 2ème partie "Passé-Présent" retrouve le général Philippe Sidos, auteur de "Les guerres d'Afghanistan" (Perrin/Ministère des Armées) qui y a servi à plusieurs reprises, raconte avec brio les guerres d'Afghanistan, successivement impériales, coloniales et idéologiques : tour à tour menées par les Britanniques au XIXème siècle dans le cadre du Grand Jeu, par les Soviétiques à partir de 1979, puis par les Américains à partir de 2001.

Passé-Présent avec Olivier Dard - L'ordre moral (1873-1877) : royalisme, catholicisme et conservatisme

Publiée le 01/07/2026

"Ordre moral" : deux mots qui font encore grincer les dents. Une formule devenue, souvent, une insulte, brandie dans chaque débat de société comme si elle désignait une menace permanente. Mais d'où vient-elle vraiment ? Le 25 mai 1873, le maréchal de Mac Mahon vient d'être élu président de la République. Il annonce son programme en quelques mots : "rétablir l'ordre moral dans le pays". Derrière cette formule, un projet ambitieux – et fragile : unir les droites, réancrer la France dans le catholicisme, et voire peut-être restaurer la monarchie. Cinq années de gouvernement conservateur. Six cabinets et une tentative de restauration qui échoue.

On a longtemps traité cette période comme une parenthèse ratée, une scorie de l'histoire républicaine. Un ouvrage collectif, paru aux éditions du Cerf, montre qu'il faut s'y reprendre à deux fois. L'Ordre moral n'est pas une parenthèse : c'est un moment charnière, qui préfigure des institutions, et laisse des héritages que l'on n'a pas fini de déchiffrer. Ce que nous allons faire avec Olivier Dard, directeur de cet ouvrage.