Passé Présent
Passé-Présent - Parmentier ou l'histoire de la pomme de terre
La pomme de terre. Difficile d'imaginer nos assiettes sans elle. Frites, purée, gratin... elle est aujourd'hui l'un des aliments les plus consommés au monde. Et pourtant, il fut un temps pas si lointain, où ce tubercule venu des Andes était regardé avec méfiance, voire avec effroi. En France, au XVIIIème siècle, on l'accusait de transmettre la lèpre. Des parlements en interdisaient la culture. Les philosophes eux-mêmes la jugeaient indigne de figurer dans l'assiette des hommes.
Il a fallu un homme pour changer tout cela. Un homme de conviction, de science et d'une extraordinaire ténacité. Un pharmacien militaire originaire de Picardie, qui avait découvert les vertus de ce tubercule dans les geôles prussiennes pendant la guerre de Sept Ans, et qui allait consacrer sa vie entière à convaincre ses contemporains de le cultiver et de le manger.
Cet homme, c'est Antoine-Augustin Parmentier. Son nom est entré dans l'histoire - et dans nos recettes de cuisine. Mais derrière la légende du promoteur de la pomme de terre se cache un personnage bien plus complexe, bien plus riche : savant, humaniste, acteur de santé publique, homme des Lumières à part entière.
C'est ce portrait authentique et vivant que nous offre aujourd'hui Francis Bergeron, journaliste et historien, dans son ouvrage "Antoine-Augustin Parmentier, le bourru bienfaisant", paru aux éditions Déterna.
Passé-Présent avec Alexis Neviaski - Le séminaire des prisonniers de guerre allemands
En 1945, alors que l’Europe découvre l’ampleur des crimes nazis, des prêtres français entreprennent de former le futur clergé allemand… dans un camp de prisonniers de guerre. Une initiative qui peut sembler inconcevable au lendemain de tant de souffrances. D’abord installé à Orléans, puis près de Chartres, ce « séminaire des barbelés » accueille plusieurs centaines d’hommes. Derrière les clôtures, malgré la faim, le froid et le manque de moyens, ils reprennent leurs études et se préparent au sacerdoce. À leur tête, Franz Stock, ce prêtre allemand qui, sous l’Occupation, avait accompagné les résistants français jusque devant le peloton d’exécution. Comment cette aventure a-t-elle été possible ? Et quelle place a-t-elle tenue dans les premiers rapprochements entre Français et Allemands ?
Pour en parler, Passé/Présent reçoit Alexis Neviaski, auteur du Séminaire des barbelés, publié aux éditions Artège.
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