Passé Présent
Le Nouveau Passé-Présent - L'épopée des zouaves pontificaux
Rome, le 21 septembre 1870, il est 10 heures du matin et le soleil est déjà bien haut dans le ciel de la ville éternelle. Une petite troupe armée est alignée devant le Vatican, pour un dernier défilé. D’une fenêtre du Palais, le Saint-Père leur adresse sa bénédiction. La colonne se met en marche pour sortir de Rome pour la dernière fois. Au combat, ces hommes n’ont rien lâché et les honneurs leur sont rendus par la troupe italienne. Résonne alors pour la dernière fois le cri de guerre "Vive Pie IX, Vive notre Roi". Puis ils sont désarmés. Les derniers à se séparer de leurs armes sont des soldats parlant français, vêtus d’un drôle d’uniforme, d’une veste-boléro bleue, décorée d’arabesques rouges tressées, et d’un pantalon arabe très large, le sarouel, ces soldats sont les zouaves pontificaux. Pour découvrir qui étaient ces soldats du pape, Guillaume Fiquet reçoit Antoine Bruneau, auteur de "Frédéric de Saint-Sernin - Zouave au service du Pape Roi" paru aux éditions Jourdan.
Passé-Présent avec Olivier Dard - L'ordre moral (1873-1877) : royalisme, catholicisme et conservatisme
"Ordre moral" : deux mots qui font encore grincer les dents. Une formule devenue, souvent, une insulte, brandie dans chaque débat de société comme si elle désignait une menace permanente. Mais d'où vient-elle vraiment ? Le 25 mai 1873, le maréchal de Mac Mahon vient d'être élu président de la République. Il annonce son programme en quelques mots : "rétablir l'ordre moral dans le pays". Derrière cette formule, un projet ambitieux – et fragile : unir les droites, réancrer la France dans le catholicisme, et voire peut-être restaurer la monarchie. Cinq années de gouvernement conservateur. Six cabinets et une tentative de restauration qui échoue.
On a longtemps traité cette période comme une parenthèse ratée, une scorie de l'histoire républicaine. Un ouvrage collectif, paru aux éditions du Cerf, montre qu'il faut s'y reprendre à deux fois. L'Ordre moral n'est pas une parenthèse : c'est un moment charnière, qui préfigure des institutions, et laisse des héritages que l'on n'a pas fini de déchiffrer. Ce que nous allons faire avec Olivier Dard, directeur de cet ouvrage.
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