Passé Présent

Passé-Présent n°329 : Les derniers païens

Publiée le 28/06/2022
Philippe Conrad reçoit le professeur Sylvain Gouguenheim, médiéviste reconnu, à propos des derniers païens, c'est à-dire des Baltes christianisés par les Teutoniques à partir du XIIIème siècle. Peuple issu du sud de l'Ukraine, les Baltes furent soumis par la force au cours de l'entreprise de christianisation de l'ordre teutonique, hormis les Lituaniens qui résistèrent victorieusement en conservant par là même leur permanence païenne. L'auteur ouvre sa réflexion sur les mythes qui entourent les habitants et les lieux de cet espace “barbare” et montre comment le paganisme survécut dans la culture populaire. Sylvain Gouguenheim : "Les derniers païens - Les Baltes face aux chrétiens XIIIème - XVIIIème siècle" (Ed. Passés composés)

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.