Passé Présent

Passé-Présent - Tempête rouge sur l’Europe, le cauchemar de la Guerre froide

Publiée le 02/07/2025

Pendant toute la Guerre froide, l’armée soviétique a incarné l’obsession stratégique des Occidentaux. Deux millions de soldats, des milliers de chars, une flotte de sous-marins nucléaires, et surtout un plan : « Sept jours jusqu’au Rhin ». Mythe ou menace réelle ? Était-elle prête à conquérir l’Europe de l’Ouest en une semaine ? Quelle était la doctrine soviétique, ses forces réelles, ses failles ?

Dans cette émission, l’historien Boris Laurent décrypte la puissance militaire de l’URSS, la peur du rouleau compresseur rouge et les stratégies de l’OTAN pour y faire face. Il dévoile les vrais objectifs du Pacte de Varsovie, la logique de sanctuarisation du territoire soviétique, et les simulations d’invasion qui ont hanté les états-majors occidentaux.

Une plongée au cœur de la plus grande armée du XXe siècle, entre préparation à la guerre totale, propagande nucléaire et réalité tactique.

Passé Présent avec Philippe Capron - Guerre Iran-USA : L’actualité dans le miroir de l’histoire

Publiée le 22/04/2026

Tensions croissantes au Moyen-Orient, frappes ciblées, menaces sur le trafic maritime, bras de fer stratégique entre Washington et Téhéran : la confrontation entre les Etats-Unis et l’Iran ravive le spectre d’un affrontement majeur, aux conséquences potentiellement globales. Mais cette guerre, en apparence nouvelle, l’est-elle vraiment ? Car derrière l’actualité immédiate se dessinent des logiques bien connues : un droit international contesté et sans véritable arbitre, des sanctions économiques aux effets souvent limités, et des stratégies asymétriques où les adversaires ne poursuivent ni les mêmes objectifs, ni la même forme de guerre.
D’un côté, la puissance militaire américaine et sa capacité de frappe technologique. De l’autre, une stratégie indirecte, qui joue sur la durée, sur la pression régionale et sur les opinions publiques. Une opposition qui rappelle que, dans l’histoire, la supériorité militaire ne suffit pas toujours à emporter la décision. Se pose aussi la question des moyens : les bombardements peuvent-ils, à eux seuls, faire plier un régime ? Et celle des fins : que signifie réellement “gagner” une guerre, lorsque les objectifs évoluent au fil du conflit ? Enfin, en toile de fond, demeurent des enjeux structurants : le pétrole, les équilibres régionaux, la prolifération nucléaire — et cette leçon récurrente de l’histoire, selon laquelle une guerre engagée est toujours plus facile à commencer qu’à conclure.
Pour répondre à ces questions "Passé-Présent" reçoit Philippe Capron, auteur du "Dictionnaire impertinent de la guerre" paru chez Pierre de Taillac.