Bistro Libertés
Russie : le Bistro Libertés des experts
Eric Morillot vous a concocté un plateau d’experts :
- Jacques Sapir : économiste français spécialiste de l'économie russe. Il enseigne à l’université de Paris Nanterre, puis il est directeur de l’École des hautes études en sciences sociales. Il tient peut-être son attachement à la Russie de son père qui est né dans ce pays alors en pleine révolution. Il est avec Onfray un des deux intellectuels qui prônent le rapprochement des souverainistes de gauche et de droite pour lutter contre la mondialisation malheureuse.
- Philippe Murer : lui aussi a sa page sur Front Populaire. C’est un économiste et un écologiste. Après des études d'ingénieur en mathématiques appliquées et en finance à l'Ensimag, il obtient un 3ème cycle de sciences économiques. Il enseigne la finance à la Sorbonne.
- Régis Le Sommier : journaliste à Paris Match où il sera grand reporter, chef de bureau aux Etats-Unis, puis directeur général adjoint. Il rejoint RT France jusqu’à l’interdiction de la chaîne. Il ne se laisse pas abattre et fonde le média Omerta.
- Yves Pozzo di Borgo : cet ancien sénateur de l’UDI irrite la bien-pensance par son refus de la vaccination obligatoire, ses activités au sein de l’association "Dialogue franco-russe" et ses prises de position sur l’opération spéciale en Ukraine.
- Charles-Henri Gallois : directeur financier dans des maisons prestigieuses du luxe. Cet ancien cadre de l’UPR est le président du mouvement Génération Frexit. Il a sa page sur le site Front Populaire.
Pas de doute, cette émission restera dans les annales de Bistro Libertés.
Au programme de cet épisode :
1) La Russie : entre continuité et instabilité. Quel bilan faire de l’élection présidentielle ? La Russie est-elle encore une démocratie ? Qu’en est-il de l’opposition à Poutine ? La Russie est-elle un modèle pour le monde ?
2.) Guerre en Ukraine : que faut-il penser de l’évolution du conflit ? Quelles seraient les conséquences d’une victoire de la Russie ? Faut-il envisager une escalade mondiale ?
Ernotte et France TV : la grande magouille ? Bistro Libertés avec Jean-Jacques Cordival
Delphine Ernotte qui avait lancé la traque aux "mâles blanc de plus de 50 ans" est reconduite pour un 3ème mandat à la présidence de France Télévisions.
Pendant ce temps, la commission d’enquête sur l’audiovisuel public n’en finit pas de faire des vagues et pointe sa gestion calamiteuse : gestion opaque, copinage, choix éditoriaux contestés et manque de transparence.
Pour en parler, Éric Morillot a réuni un plateau de spécialistes de l’audiovisuel avec le grand syndicaliste Jean-Jacques Cordival entouré de Béatrice Rosen, Mike Borowski, Adrien Abauzit et Greg Tabibian.
Ancien cadre de France Télévisions, Jean-Jacques Cordival devient président de la Fédération CGC des Médias et secrétaire général du Syndicat National des Personnels de la Communication et de l’Audiovisuel. Il est auditionné par la commission d’enquête. Un témoignage que son talentueux et tenace rapporteur Charles Alloncle résume ainsi : "Il a dénoncé l’incapacité de Delphine Ernotte à réduire la masse salariale de France Télévisions. Malgré près de 2 300 salariés en moins, la masse salariale est pourtant passée de 894 millions d’euros à son arrivée à près d’un milliard d’euros aujourd’hui. Pire, il souligne que la masse salariale de TF1 ne représente que 18 % de son chiffre d’affaires, quand elle s'élève à 40 % pour France Télévisions".
C’est un chaud partisan du service public et il dénonce la concentration du secteur audiovisuel autour de grands groupes privés. Il défend une vision d’un service public plus indépendant et mieux protégé. Et pourtant, il n’est pas apprécié par la très gauchiste CGT, ni par la justice : il sera débouté de sa plainte en diffamation contre plusieurs militants de la CGT de France Télévisions.
C’est un véritable gardien du paysage audiovisuel français : il a mené des actions judiciaires ou plaintes concernant des conflits d’intérêts, la mauvaise gestion des ressources et des avantages jugés indus.
Candidat à la présidence de France TV en 2005, il s’oppose 10 ans plus tard à la nomination de Delphine Ernotte, totalement inexpérimentée puisqu’elle a fait toute sa carrière cher Orange. Il considère que la nomination d’Ernotte est "entachée d’irrégularités, marquée par un manque de transparence et biaisée dès le départ". Il est donc allé jusqu’à déposer une plainte contre le processus de reconduction pour un troisième mandat. Il parle même de “mascarade” et de “grand n’importe quoi” concernant son processus de nomination.
Vous l’aurez compris, c’est une grande gueule que nous avons ce soir.
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