Zooms
Zoom - Abbé Guillaume de Tanoüarn : "J’ai essayé d’aimer le Pape François !"
On connait bien le prêtre, le philosophe et le théologien, on connait moins le Guillaume de Tanoüarn journaliste et directeur de publication de "Monde et Vie". Et pourtant, le brillant intellectuel ne compte pas ses heures pour faire vivre ce mensuel qui a une longue histoire et qui dispose d’une place unique dans la presse d’opinion puisque c’est un magazine chrétien qui n’a pas peur de se colleter à la politique. C’est dans le paysage médiatique actuel, une véritable singularité. L’abbé de Tanoüarn ne cache pas les difficultés de sa démarche notamment dans un moment de crise économique de la presse écrite non subventionnée. Au-delà, le prêtre réaffirme le retour du politique en France avec notamment une Assemblée nationale qui peut jouer pleinement son rôle. Il évoque aussi les successions de crises au sein de l’Eglise, les mauvais comportements à l’égard des catholiques de Tradition et l’attitude personnelle du Pape François. Un regard important d’une personnalité qui possède une foi à toute épreuve.
Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !
On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".
En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.
Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre plus que jamais d’actualité.
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