Zooms

Zoom - Anne Drossart : Le scandale autour d’Yves Montand

Publiée le 04/06/2023

Dans "Yves Montand, cet enfant qui te tendait les bras", Anne Drossart dévoile les coulisses de trente-cinq ans de combat d’une mère et de sa fille Aurore pour clamer une seule vérité : Aurore a un père et ce père s’appelle Yves Montand.

Saint-Paul-de-Vence, 1973, Anne Drossart, jeune comédienne de 20 ans, s’éprend d’Yves Montand, acteur et chanteur qui forme un couple mythique- et sans descendance- avec Simone Signoret. Après deux ans de passion réciproque et clandestine, Anne attend un enfant. Lorsqu’il l’apprend, Montand décide de répudier la jeune femme. La rupture est brutale, violente. Pendant des années, en dépit de nombreuses rencontres avec l’enfant, le comédien se refuse à la reconnaitre.

En 1989, à la naissance de Valentin, Montand clame publiquement sa joie d’être enfin père… pour la première fois. Humiliée et ulcérée, Anne Drossart engage une action de recherche en paternité. Le scandale autour d’Yves Montand est retentissant.

En 1994, trois ans après la mort de l’acteur, la justice tranche : Aurore est bien la fille de Montand ! Mais bientôt la famille demande l’exhumation du corps ! L’analyse post mortem de la dépouille d’Yves Montand va donner lieu à un épisode particulièrement choquant et contestable… qui va rebattre les cartes.

A travers le livre d’Anne Drossart, on découvre la personnalité particulièrement sombre de Montand. Et ses révélations viennent s’ajouter à la triste liste d’accusations d’attouchements ou d’engagement politique criminel et aveugle au service du Parti communiste en France et en URSS.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.