Zooms
Zoom - Arnaud Folch : Assassinats couverts, suicides provoqués : ces affaires d’Etat étouffées
Arnaud Folch, directeur délégué de la rédaction de Valeurs actuelles, vient présenter la publication d’un dossier passionnant sur les "Secrets d’Etat et morts mystérieuses". Si Valeurs actuelles a choisi de consacrer un hors-série aux morts mystérieuses de notre histoire, c’est parce qu’elles fascinent autant qu’elles demeurent méconnues. Cette méconnaissance s’explique aussi par le fait que ces disparitions troublantes jettent une ombre sur notre récit national, notamment sur l’histoire républicaine, qui prône la primauté des valeurs de la République sur toutes les autres. Or, ces assassinats couverts, ces suicides provoqués, ces affaires d’Etat étouffées et ces barbouzeries sanglantes constituent la face obscure de notre histoire, une histoire qui n’a pas toujours été reluisante.
Combien de fois, en effet, la justice, pourtant censée être exemplaire, s’est-elle couchée ? En combien d’occasions la classe politique, si prompte à donner des leçons, s’est-elle soumise à l’omerta ? Que nous révèlent ces affaires sur l’emprise inquiétante de l’affairisme et du pouvoir de l’argent au sommet de l’Etat ? Qu’est-ce qu’un secret d’Etat, sinon, bien souvent, un scandale d’Etat que l’on cherche à tout prix à dissimuler ?
Plongez, avec cet entretien, dans l’histoire de ces dizaines d’affaires qui, malgré l’ombre dans laquelle on a tenté de les maintenir, ont pourtant marqué notre destin collectif.
Attentat du Bataclan, dix ans après, rien n’a changé ! Le Zoom - Daniel Habrekorn - TVL
Écrivain et poète, Daniel Habrekorn est le propriétaire du Bataclan, salle mythique frappée par l’attentat islamiste du 13 novembre 2015. Dix ans ont passé. Invité de TVLibertés pour son livre sobrement intitulé "Bataclan" (Robert Laffont), il revient sur cette nuit tragique qui fit 130 morts et 350 blessés graves.
Présent au matin du 14 novembre devant sa salle dévastée, il évoque un sentiment de "courageux amateurisme". Il pointe sévèrement du doigt la pluralité des commandements, les rivalités entre services, un cloisonnement paralysant et les carences du renseignement français. S’il salue sans réserve le courage des policiers engagés ce soir-là, il met en cause la responsabilité politique au sommet de l’État. Il affirme avoir souhaité et attendu la démission de François Hollande, ainsi que celle du ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve.
Après une année de travaux, le Bataclan a rouvert ses portes en 2016 et vient de célébrer ses 160 ans. Depuis 115 ans, la famille Habrekorn veille sur cette scène historique. Pour son grand-père, son père et lui, le Bataclan n’est pas qu’une salle : c’est la mémoire vivante des milliers d’artistes qui s’y sont produits et qui ont marqué son histoire.
Connexion
Afin d'utiliser cette fonctionnalité, vous devez vous connecter :