Zooms

Zoom - Arnaud Folch : Assassinats couverts, suicides provoqués : ces affaires d’Etat étouffées

Publiée le 20/03/2025

Arnaud Folch, directeur délégué de la rédaction de Valeurs actuelles, vient présenter la publication d’un dossier passionnant sur les "Secrets d’Etat et morts mystérieuses". Si Valeurs actuelles a choisi de consacrer un hors-série aux morts mystérieuses de notre histoire, c’est parce qu’elles fascinent autant qu’elles demeurent méconnues. Cette méconnaissance s’explique aussi par le fait que ces disparitions troublantes jettent une ombre sur notre récit national, notamment sur l’histoire républicaine, qui prône la primauté des valeurs de la République sur toutes les autres. Or, ces assassinats couverts, ces suicides provoqués, ces affaires d’Etat étouffées et ces barbouzeries sanglantes constituent la face obscure de notre histoire, une histoire qui n’a pas toujours été reluisante. 

Combien de fois, en effet, la justice, pourtant censée être exemplaire, s’est-elle couchée ? En combien d’occasions la classe politique, si prompte à donner des leçons, s’est-elle soumise à l’omerta ? Que nous révèlent ces affaires sur l’emprise inquiétante de l’affairisme et du pouvoir de l’argent au sommet de l’Etat ? Qu’est-ce qu’un secret d’Etat, sinon, bien souvent, un scandale d’Etat que l’on cherche à tout prix à dissimuler ?

Plongez, avec cet entretien, dans l’histoire de ces dizaines d’affaires qui, malgré l’ombre dans laquelle on a tenté de les maintenir, ont pourtant marqué notre destin collectif.

Zoom - Vincent Coussedière : La France s’enfonce faute d’incarnation

Publiée le 05/02/2026

Agrégé de philosophie et enseignant, Vincent Coussedière a longtemps observé la vie politique avant de franchir le pas de l’engagement électoral lors des législatives de 2024. De cette traversée du réel naît un livre très personnel intitulé "Marine Le Pen comme je l’imaginais", essai dans lequel l’auteur confronte ses attentes intellectuelles aux contraintes du champ politique. À travers une formule récurrente, presque obsessionnelle, il interroge ce qu’il aurait voulu que Marine Le Pen soit : une figure d’incarnation capable de rompre avec la gestion, la prudence et la normalisation. Le livre défend une thèse centrale : la politique n’est pas d’abord affaire de programme, mais d’incarnation. Vincent Coussedière critique ainsi la stratégie de normalisation, perçue moins comme une tactique électorale que comme un renoncement symbolique. Mais cette critique soulève une question troublante : la désillusion de l’auteur relève-t-elle d’un diagnostic lucide sur l’époque ou d’un dépit face à une figure politique trop idéalisée ? Car en creux, le livre reconnaît aussi que Marine Le Pen a su durer, rassembler et imposer son camp comme une force centrale de la vie politique française — ce qui, en soi, constitue déjà une forme d’incarnation dans un temps où le politique s’est largement vidé de sa substance.