Zooms
Zoom - Arnaud Guyot-Jeannin : Les sociétés occidentales sont des satanocraties
"Le passé est un éternel présent pour l’homme en marche vers son destin", affirme Arnaud Guyot-Jeannin. L’abécédaire qu’il nous propose et les portraits d’écrivains qui suivent (Denis de Rougemont, Gustave Thibon, Pierre-Joseph Proudhon, Pierre Drieu la Rochelle, Georges Bernanos et Paul Sérant) sont autant de portes ouvertes sur le temps, invitant le lecteur à y piocher des fragments salutaires. Il découvrira ce que peut recouvrir une vision du monde traditionaliste révolutionnaire, tentant de conjuguer la Vérité et la liberté pour le guider dans sa vie et sa pensée. Cet ouvrage dense et synthétique s’emploie à dresser une critique radicale de la modernité et de l’hypermodernité au nom de la Tradition catholique, contrerévolutionnaire, maurrassienne, ethnoculturelle et guénonienne. Comme l’écrit l’abbé Guillaume de Tanoüarn en préface de ce livre : "Juste de quoi reconquérir par petits bouts notre liberté perdue en l’adossant à quelques certitudes".
Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !
On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".
En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.
Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre plus que jamais d’actualité.
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