Zooms

Zoom d'été - Général Didier Tauzin - Rwanda, la vérité sur l’opération Turquoise

Publiée le 14/08/2024

Pour cette sélection d’été, j’ai choisi de vous reproposer l’échange que nous avons eu avec le général Didier Tauzin, au mois de janvier. Celui-ci m’a marqué à plusieurs titres : humainement d’abord, car en dépit de sa brillante carrière d’officier parachutiste, le général Tauzin fait montre, face comme hors caméra, d’une profonde humilité. Par ailleurs, ses récits d’OPEX, notamment en Afrique subsaharienne, m’ont fasciné… Voilà des opérations dignes d’un roman, qui rappellent combien la France a compté dans l’histoire récente du monde ! Enfin, le souci de transmettre irrigue l’ensemble du propos de Didier Tauzin ce qui, dans l’époque troublée que nous traversons, me semble être particulièrement salutaire.

Zoom - Jean-Frédéric Poisson : Le projet néo-libéral, la dictature du Bien

Publiée le 27/04/2026

Et si nous vivions déjà dans un régime d’encadrement des comportements… sans véritablement nous en rendre compte ? Pour évoquer ce sujet, TVL s’est entretenu avec Jean-Frédéric Poisson, à l’occasion de la parution de son ouvrage "La Dictature du Bien".

Homme politique mais philosophe de formation, il défend une thèse forte : nos démocraties sont engagées dans un glissement progressif vers une forme de “démocrature” - un système hybride où les apparences démocratiques subsistent, mais où la liberté réelle se trouve progressivement encadrée. En un mot : dictature camouflée et démocratie truquée règnent ! Pour l’auteur, le pouvoir ne s’impose plus frontalement : il devient diffus, moral, souvent invisible. Il évoque des mécanismes de simulacre démocratique, une concentration croissante du pouvoir exécutif, mais aussi des formes de contrôle plus subtiles. Les nouvelles technologies jouent évidemment un rôle clé, en permettant une surveillance fine mais réelle des comportements.

Jean-Frédéric Poisson introduit également le concept de "clanocratie", décrivant la captation des ressources publiques par des cercles de pouvoir restreints au seul détriment de la population.

Il avance enfin une idée plus dérangeante : “il n’y a pas de démocratie sans démocrates complices”. Dans cette perspective, il met en cause le rôle des médias, accusés d’avoir renoncé à leur fonction de contre-pouvoir pour devenir des complices voire des propagandistes de ce système de totalitarisme soft.

Il conclut : "Les néo-libéraux vous promettent la liberté, et vous vendent une cage" ! Jean-Frédéric Poisson offre, au-delà du diagnostic, les moyens de trouver la force d’un avenir commun. Ne nous laissons pas enfermer dans une cage !