Zooms

Zoom exclusif avec Pierre Martinet : Militaire, espion et otage des islamistes

Publiée le 11/11/2022

Militaire, homme de terrain, ancien agent de la DGSE, Pierre Martinet a été otage en Libye aux mains du CNT, des islamistes anti-Kadhafi soutenus par le Qatar. Il raconte son histoire à travers un livre coup de poing : "Pris en otage". Toute sa vie, Pierre Martinet a choisi le danger, les missions périlleuses, le combat. Dans un récit d’une grande force, l’auteur dévoile pour la première fois son engagement et ses missions au sein du service Action de la DGSE et revient sur les jours terrifiants de détention qu’il a vécus dans une Katiba, les geôles d’un camp islamiste libyen au cœur du Printemps arabe. Il raconte comment il a réussi à survivre à l’assassinat, sous ses yeux, de son meilleur ami. Il évoque les vexations, les humiliations et les tortures qui lui sont infligées par ses tortionnaires : "Pendant des jours, à chaque instant, je pensais que j’allais être tué". Au-delà du récit glaçant, Pierre Martinet explique le recrutement, la formation et les actions des agents de la DGSE. Il confirme aussi, au détour d’une question, la présence actuelle de ces derniers sur le sol ukrainien.

Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !

Publiée le 12/01/2026

On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".

En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.

Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre  plus que jamais d’actualité.