Zooms

Zoom - Frédéric Bécourt : Le roman de la dérive de la "start-up nation"

Publiée le 03/11/2021
Ingénieur de formation, acteur du développement, Frédéric Bécourt publie son premier roman : Attrition (usure). Vincent, quadragénaire parisien en instance de divorce, est au bord de la dépression. Dépassé par la situation et les évolutions sociétales, l'employé modèle de la "start-up nation" se remet en question. Il croit trouver son salut dans le retour à l'authenticité, au sacré, à la tradition. Frédéric Bécourt, avec ses accents houellebecquiens, dépeint avec beaucoup d'acuité l'essor de la doctrine libérale moderne avec ses effets mortifères : la raréfaction des relations humaines, l'individualisme forcené, la déconstruction du modèle social. Placé au cœur du climat anxiogène du Paris post-attentat du Bataclan, le premier roman de Frédéric Bécourt est une réussite. Et annonce la naissance d'un romancier qui se situe dans la vague montante des écrivains antimodernes. A découvrir...

Zoom - Daniel Habrekorn : Du bonheur de la poésie à la tragédie du Bataclan

Publiée le 27/10/2026

Poète et éditeur, Daniel Habrekorn a consacré sa vie aux mots et à ceux qui les font vivre. Dans "Journal intermittent 1982-2000", publié chez Via Romana, il ouvre les carnets d’une existence nourrie de littérature. Lectures, voyages, amours et blessures composent ce portrait intime d’un homme de lettres. De Baudelaire à Léon Bloy, ses compagnons d’écriture invitent à regarder notre époque autrement. Pourquoi écrire ? Que transmettre ? Et que peut la poésie face à la brutalité de notre monde ?

Ces questions prennent une résonance particulière lorsqu’apparaît le Bataclan qui depuis le 13 novembre 2015 reste associé à l’horreur de l’attentat islamiste. En effet, cette salle mythique, liée à sa famille et où il a vécu vingt et un ans, appartient à son histoire personnelle. Comment en raconter encore les artistes, les spectacles et les jours heureux sans effacer la tragédie ? Un entretien sur la littérature, la mémoire et les mots qui nous restent face à l’indicible.

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