Zooms

Zoom - Gabriele Aldinofi : « Le capitalisme est un communisme de riches »

Publiée le 08/08/2022
Essayiste, Gabriele Adinolfi est le rédacteur en chef de la revue Polaris et l’auteur d’un nouveau livre intitulé « Mythe ou Utopie, un relecture verticale d’Orwell ». Pour le plus grand nombre, Orwell est l’auteur de « 1984 », une dystopie qui annonçait une société totalitaire où la pensée était controlée. Pour comprendre le message de l’ouvrage, Gabriele Adinolfi a remonté le fil des événements et des chronologies en cherchant à comprendre qui était Orwell de son engagement dans la Guerre d’Espagne à la publication de « 1984 » en passant par la « Ferme des animaux ». Pour l’auteur, à rebours des interprétations usuelles, le règne du Grand Frère décrit dans « 1984 » n’est pas une dictature qui menacerait la démocratie mais l’achèvement de celle-ci, dont la vraie nature ne serait rien moins que tyrannique. Dans cet essai, Adinolfi relit les prophéties nées du désenchantement de l’écrivain libertaire et les confronte au regard des penseurs de la Tradition. Une lecture plus que nécessaire pour dépasser les discours convenus et superficiels sur les secousses de notre époque.

Zoom - Julie Graziani : L’escroquerie intellectuelle et politique au grand jour !

Publiée le 12/01/2026

On croit savoir reconnaître une escroquerie financière, mais on baisse trop souvent la garde dès qu’il s’agit d’idées. Pourtant, les mécanismes sont les mêmes : promesses séduisantes, confiance exploitée, confusion savamment entretenue, chantage affectif. C’est ce que rappelle et démontre Julie Graziani dans un ouvrage percutant : "Les Escrocs – Le blanchiment des idées sales".

En démocratie, les idées se livrent une concurrence féroce, comme des produits sur un marché, et l’électeur en est la cible. À chaque campagne électorale, l’euphorie monte, portée par de beaux discours et des lendemains qui chantent. Puis vient la descente, bien connue des addictologues : désillusion, colère, sentiment d’avoir été trompé. Ce cycle n’est pas un accident, mais le symptôme d’un système où certaines idées fonctionnent comme une véritable "cocaïne du peuple". L’auteur, paraphrasant Marx, écrit : "Il disait que la religion était l’opium du peuple. Ce qu’il ne nous avait pas dit, c’est que la politique est la cocaïne du peuple". Sous couvert de justice, d’urgence ou de morale, des discours douteux sont ainsi blanchis pour devenir acceptables.

Éditorialiste politique, Julie Graziani démonte ces procédés en partant des escroqueries financières. Elle montre comment les mêmes techniques sont appliquées à la politique et à la vie intellectuelle, avec un objectif clair : rendre au citoyen les outils de vigilance nécessaires pour ne plus être la proie idéale. Une marche à suivre  plus que jamais d’actualité.