Zooms

Zoom - Gabriele Aldinofi : « Le capitalisme est un communisme de riches »

Publiée le 08/08/2022
Essayiste, Gabriele Adinolfi est le rédacteur en chef de la revue Polaris et l’auteur d’un nouveau livre intitulé « Mythe ou Utopie, un relecture verticale d’Orwell ». Pour le plus grand nombre, Orwell est l’auteur de « 1984 », une dystopie qui annonçait une société totalitaire où la pensée était controlée. Pour comprendre le message de l’ouvrage, Gabriele Adinolfi a remonté le fil des événements et des chronologies en cherchant à comprendre qui était Orwell de son engagement dans la Guerre d’Espagne à la publication de « 1984 » en passant par la « Ferme des animaux ». Pour l’auteur, à rebours des interprétations usuelles, le règne du Grand Frère décrit dans « 1984 » n’est pas une dictature qui menacerait la démocratie mais l’achèvement de celle-ci, dont la vraie nature ne serait rien moins que tyrannique. Dans cet essai, Adinolfi relit les prophéties nées du désenchantement de l’écrivain libertaire et les confronte au regard des penseurs de la Tradition. Une lecture plus que nécessaire pour dépasser les discours convenus et superficiels sur les secousses de notre époque.

Zoom - Aude Mirkovic : Le droit naturel, une ressource contre l’arbitraire

Publiée le 19/01/2026

Maître de conférences et universitaire, Aude Mirkovic, présidente de Juristes pour l'enfance, est l’invitée de TVL à l’occasion de la parution de l’ouvrage collectif "Le droit naturel, une ressource pour notre temps". Dans sa préface, l’auteur pose une question décisive : comment rechercher et trouver le juste dans l’élaboration du droit et dans les relations humaines ? Avec les experts réunis dans cet ouvrage, elle critique une conception du droit réduit à un simple produit de la volonté humaine. Cette approche est directement une remise en cause de l’article de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, selon lequel "la loi est l’expression de la volonté générale".

Aude Mirkovic rappelle que la volonté générale peut conduire à l’arbitraire si elle n’est pas ordonnée à une recherche exigeante du bien commun. Elle montre que le droit naturel n’est ni une morale religieuse déguisée, ni un frein à la démocratie ou au progrès. Un entretien essentiel pour comprendre ce qui fonde réellement la justice.