Zooms

Zoom - Guillaume Bigot : Pourquoi il faut virer le parti de l'étranger

Publiée le 01/12/2020
Toute aristocratie connaît trois âges successifs, comme l'avait vu Chateaubriand :"l'âge des supériorités, l'âge des privilèges et l'âges des vanités ; sortie du premier, elle dégénère dans le second et s'éteint dans le troisième". Dans son dernier ouvrage "Populophobie - Pourquoi il faut remplacer la classe dirigeante française", Guillaume Bigot, politologue et chroniqueur sur CNews, compare la France d'aujourd'hui à celle de 1789. Le roi s'appuie sur une noblesse de robe (la haute fonction publique) et d'épée (les capitalistes). Un néoclergé médiatique et culturel prie pour la construction européenne, les migrants et la sauvegarde du climat. Formant l'immense base de cette échelle matérielle et symbolique, un tiers état salarié pâtit de la mondialisation... A quand la Révolution du peuple ?

Zoom - Thibaud Gibelin - Hongrie : scrutin décisif, pressions globales, fracture européenne

Publiée le 10/04/2026

Chercheur et professeur invité au Mathias Corvinus Collegium de Budapest, Thibaud Gibelin est un spécialiste de la Hongrie et de Viktor Orbán. Il est l’invité de TVL à la veille d’importantes élections législatives dans ce pays. La Hongrie s’impose actuellement comme un point de convergence des tensions politiques européennes. Le duel politique âpre et rude entre Viktor Orbán et son opposant Péter Magyar dépasse largement le cadre national et prend la forme d’un affrontement entre deux visions du pouvoir et de l’Europe. La venue récente du vice-président américain JD Vance à Budapest, pour soutenir Orbán, souligne l’importance stratégique de cette échéance.

Dans un climat de forte polarisation, les sondages contradictoires traduisent une incertitude réelle sur l’issue du vote. Après seize années au pouvoir, Viktor Orbán affronte difficilement une opposition unifiée et structurée. Au-delà de l’alternance, c’est l’orientation politique du pays et sa place dans l’Union européenne qui sont en jeu. La Hongrie apparaît ainsi comme un laboratoire des recompositions politiques en cours sur le continent. Entre souveraineté nationale, rapports de force internationaux et fractures internes, ce scrutin pourrait avoir des répercussions bien au-delà de Budapest. Orbán, seul contre tous, peut-il sortir une nouvelle fois gagnant ?